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Couverture du Livre "Le Moment est venu" , par Vincent Vauclin


Vincent Vauclin

LE MOMENT EST VENU


© Vincent Vauclin 2009

Toute reproduction, totale ou partielle,

soumise à l’autorisation de l’auteur.

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A la République ,

A lHumanité


PREFACE


A l’heure où j’écris ces lignes, le monde, la France, entrent en récession, la crise se développe, s’installe, et s’intensifie.

Le système sombre dans sa schizophrénie.

Le monde financier, par ses activités spéculatives, a eu raison de la stabilité, déjà précaire, de l’économie réelle.

Une stabilité durablement et profondément affectée.

Cette sombre actualité ne fait que confirmer, qu’expliciter le Désordre Economique qui ronge notre monde et entraine les autres désordres et leurs conséquences explosives.

On voit, une fois de plus, combien le capitalisme est par nature instable, et combien cette instabilité est nuisible à notre civilisation comme à notre pays.

Cette crise, qu’elle que soit son issue, nous montre que le capitalisme n’est plus viable, et qu’il doit être, non pas réformé (il le fut déjà à plusieurs reprises, et manifestement inutilement), mais rapidement remplacé.

Mais par quoi ?

Telle est la question que se posent, légitimement, nombre d’entre vous.

Car penser la disparition du capitalisme amène obligatoirement à penser son remplacement.

Et jusqu’alors, le principal système alternatif au capitalisme, c’était le communisme, le marxisme.

Les critiques du communisme sont nombreuses, diverses, je ne m’y attarderai donc pas, ce n’est pas mon propos.

Mais je noterai tout de même rapidement ce qui, selon moi, constitue les principales raisons faisant du communisme un système aujourd’hui totalement décrédibilisé, erroné, et sans doute aussi obsolète que le capitalisme.

Le communisme apparait tout d’abord aux yeux de beaucoup sous les traits du stalinisme ou du soviétisme totalitaire, du collectivisme forcené et autoritaire. L’image de l’idéologie communiste semble donc être définitivement brouillée, et il y a peu de chances pour que cette image évolue suffisamment pour faire du communisme une réelle alternative menaçante pour le capitalisme.

D’autre part, le communisme se fonde sur l’idée des classes sociales antagonistes. Or, les faits sont là : il n’y a pas de conscience de classe, notamment du fait de la moyennisation de la société, ou plutôt du sentiment de moyennisation.

D’ailleurs, la réalité d’une société atomisée comme la notre rend le raisonnement en terme de classes sociales, bien définies et délimitées, hautement aventureux.

Le communisme, et c’est légitime au regard du contexte historique où il fut théorisé, n’est pas adapté. Il n’est pas à même de répondre aux Désordres qui menacent notre civilisation. Il apparait dans ses constats et dans ses solutions, comme obsolète, instable, sans doute autant que le capitalisme.

Au fond, de façon sans doute moins étendue mais tout de même dangereuse, un système communiste générerait des Désordres assez semblables à ceux du capitalisme.

Il ne peut, par conséquent, représenter une alternative crédible, ni souhaitable.

C’est donc un nouveau système alternatif qu’il nous faut bâtir, rapidement.

C’est une nouvelle impulsion qu’il nous faut donner à notre civilisation, à notre pays.

Ce sont les fondements de ce système alternatif, les bases du Post-Capitalisme que j’ai voulu ébaucher ici.

Sans doute ce concept n’est-il pas parfait, mais j’ai la conviction qu’il constitue une base théorique fondamentale et solide sur laquelle pourra se bâtir l’alternative d’une société apaisée et viable, une société qui permettra à notre pays, à notre civilisation d’entrer dans cette nouvelle ère que toutes et tous attendent et espèrent, consciemment ou non.

Vincent Vauclin,

le 1er Mai 2009.


INTRODUCTION


Nous sommes aujourd’hui arrivés à un moment charnière de l’Histoire moderne, de l’Histoire de notre civilisation moderne, de notre Histoire, en tant que Français, comme en tant qu’Humains.

Et c’est aujourd’hui, c’est maintenant , qu’il faut se poser la question de la suite à donner à cette épopée que fut l’histoire de l’Humanité.

Aujourd’hui c’est la question de l’Avenir qu’il faut se poser, la question de notre Avenir, de celui de nos enfants, de celui des générations futures.

Nous sommes à un tournant de l’Histoire.

Depuis des dizaines de milliers d’années, l’Humanité se développe, sa population s’accroit.

L’Humanité évolue.

Et depuis des dizaines de milliers d’années cette évolution est bénéfique, et de façon générale, elle nous « tire » vers le haut.

Nous descendons des grands singes, nous avons appris à vivre en groupe, nous avons sans cesse innové, progressé. Nous avons fabriqué et conçu des vêtements, des outils.

Nous nous sommes adaptés.

Nous avons domestiqué le feu, apprivoisé l’Animal, développé une agriculture, un artisanat.

Nous avons sans cesse amélioré notre mode et  nos conditions de vie, grâce à ce que la nature, dans son immense et riche diversité nous offrait.

C’est la nature qui nous a fait, nous nous sommes toujours construits grâce à elle et en complémentarité avec elle.

Progressivement, dans un élan d’union, et aussi, souvent, de conflits, nous avons bâti des villes, des cités puis des nations et au bout du compte, des civilisations.

C’est l’Histoire que nous avons bâti.

Et cette Histoire, qui nous a élevé, bonifié, nous ne la devons qu’au rapport que nous avions établi avec notre environnement, avec la nature.

C’est à la nature que nous devons les immenses avancées qui ont fait de nous ce que nous sommes devenus.

Et durant toute cette Histoire, notre rapport avec notre environnement, avec la planète, a toujours été positif, ou en tout cas pas assez négatif pour que cela le soit durablement.

Mais aujourd’hui tout a changé.

Depuis près de deux siècles, les choses ont changé, et elles ont changé de façon radicale et bientôt définitive.

Depuis l’avènement de la mécanique, du mode de production en série, depuis le début de ce que l’on appelle fièrement l’ère industrielle.

A partir de ce moment, il est devenu rentable de produire toujours plus, même si pour cela il fallait extraire toujours plus de matières premières et de ressources de notre environnement.

Même si pour cela il fallait rejeter dans la nature, dans notre environnement, cet environnement qui nous a permis de grandir et d’évoluer, cet environnement qui nous a tant donné, des déchets par millions de tonnes, des rejets de produits chimiques de toutes sortes,  des gaz et autres pollutions dans des quantités pharaoniques.

Nous avons intoxiqué Mère Nature. Nous sommes en train de la tuer. Celle là même qui nous a nourri pendant des milliers d’années.

Nous l’avons intoxiquée.

Nous l’avons exploitée.

Nous l’avons vidée de ses matières premières.

Nous avons réussi à exploiter au-delà de l’imaginable toutes les ressources qu’il était possible d’exploiter.

Et cela nous détruisait. Cela consumait notre maison, et notre Raison.

Mais pourtant, personne ne se préoccupait des conséquences néfastes de cette surexploitation de notre environnement. Et quand, par miracle, on évoquait ces nombreux effets pervers et néfastes, c’était à mot couvert, en utilisant des termes comme « externalités négatives » .

Des externalités qui, tôt ou tard, seraient résorbées par le mécanisme vertueux du marché…

Voilà quel est le crédo de la quasi-totalité des protagonistes de ce parricide.

Mais hélas non. Le marché (et cela n’est guère nouveau) ne résout pas grand-chose, et encore moins dans ce domaine qu’est le respect de la Vie et de la Planète.

Nous avons fait, il y a quelques siècles, le terrible choix de ce système, de ce mode de vie, hypothéquant  ainsi notre avenir, celui des générations futures et même celui de la planète toute entière.

Mais pourquoi ne pas avoir réagi ?

Pourquoi ne pas avoir changé d’orientation face à  ce désastre annoncé?

Et bien il semblerait que peu avaient intérêt à court terme à ce que changent les choses. Et pourquoi changer après tout? Les propriétaires des capitaux, des moyens de production et de distribution faisaient des bénéfices toujours plus grands, les « masses », les travailleurs, les consommateurs n’en savaient rien , ne s’en préoccupaient guère, et de toute façon étaient trop occupés à travailler, à produire, pour réaliser que leur œuvre était celle de la destruction, celle qui mènerait l’Humanité au bord du gouffre.

Les masses produisaient, et produisent encore.

Elles produisent ce que l’on appela rapidement de la « Valeur Ajoutée ».

Cette « Valeur Ajoutée »  qui alimente les chiffres d’une croissance qui devint vite l’objet de tous les cultes des dirigeants, des entrepreneurs et pour finir, de la population toute entière.

« Croissance » : ce mot semble si positif, si porteur d’avenir , d’espoir et de promesses, au plus profond de son étymologie !

Mais il n’en n’est rien.

A chaque point de croissance « gagné », c’est autant de forêts qui partent en fumée.

A chaque décimale de valeur ajoutée créée, ce sont des milliers et des milliers de tonnes de matières premières détruites, d’hectares de nature souillés, de mètres cubes d’eau pollués.

Et au final, pour quelques points de croissance en plus, combien de millions de vies humaines hypothéquées ?

Car au fond, c’est de cela qu’il s’agit :

De notre Avenir. De l’Avenir de ceux qui nous succèderont, de l’Avenir de la Vie.

Car ce régime infernal auquel nous l’avons soumis, la Terre n’en peut plus, elle le  montre chaque jour davantage.

L’Humanité n’en peut plus, elle ne tardera pas à le montrer.

Nous avons atteint le seuil critique.

Il est maintenant question de l’Avenir qu’il faut donner à notre civilisation.

C’est maintenant l’heure de vérité, c’est l’heure pour l’Homme de montrer s’il fera le bon choix, s’il saura à nouveau s’adapter, s’il choisira l’Avenir.

I

Le crépuscule d’un monde


Nous vivons dans un Monde sur lequel nous ne vivrons bientôt plus.

Nous vivons dans un monde où beaucoup, de plus en plus, ne font que survivre.

Nous vivons dans un monde qui peut largement tous nous nourrir et nous assurer des conditions de vie décentes et même confortables, mais qui ne le fait pas.

Nous vivons dans un monde que nous détruisons.

Nous vivons dans ce monde car nous avons adopté un système : le système capitaliste.

Son hégémonie est presque complète et le sera bientôt.

Pourtant c’est ce système qui nous conduira à notre perte.

Voici pourquoi.

Le capitalisme a, par la mondialisation, conquis le monde, et les esprits.

Il s’est imposé dans la totalité des pays, à quelques rares exceptions près, et à l’intérieur de ces pays.

Mais l’omniprésence croissante de ce capitalisme ne fait qu’accélérer notre fin.

Ce système montre chaque jour un peu plus ses limites et ses dangers. Si rien n’est fait, il nous entrainera avec lui vers le gouffre.

Car le capitalisme loin d’être idéal, suscite aujourd’hui de graves désordres.

Au nombre de cinq.

  • Le Désordre Economique :

Le Désordre Economique est le premier de ces désordres. Ses conséquences sont dramatiques tant sur le plan humain que sur le plan économique, politique, international et environnemental.

La première cause de ce désordre réside dans une des théories fondamentales, à la base du système capitaliste : celle qui préconise une déréglementation générale afin de favoriser la concurrence et le bon fonctionnement du marché. Mais cette théorie mise en pratique amène à des situations dites de « dumping fiscal et social » aux désastreuses conséquences.

La concurrence entre les nations se développe, mais elle est bien sûr inégale car il est clair que ces nations ont des situations sociales, démographiques et fiscales très différentes.

Or, leur mise en concurrence favorise, et favorisera, une baisse générale des salaires et des droits des salariés (une course vers le bas, pour la «compétitivité»), donc une dégradation de leurs conditions de vie.

De plus, le libre échange et la libre concurrence encouragent une baisse des taxes et des impôts, afin que les nations puissent là encore être « compétitives» fiscalement et que le bon fonctionnement du marché ne soit pas entravé.

Mais une baisse de ces impôts provoque inévitablement une baisse des  recettes des états, qui sont donc contraints d’abandonner un à un leurs devoirs d’Etat providence et régalien. On observe alors mécaniquement la disparition des services publics, ainsi qu’une baisse de la qualité de ces services, du fait du manque de moyens.

Au final c’est l’Etat qui disparait, laissant une population livrée à elle-même et sans repères, dans un contexte où, au contraire, elle a besoin de repères, d’instances, et d’institutions garantes d’ordre et de protection face au « rouleau compresseur » de la mondialisation.

Cette situation crée un malaise chez cette population, et notamment chez ceux qui étaient déjà en difficulté, du fait du chômage, de la précarité et de la pauvreté. C’est alors du Désordre Social que l’on crée, avec toutes les conséquences néfastes qui seront évoquées plus loin.

Toujours dans le domaine économique, il apparait évident que le système capitaliste se caractérise par un mode de production totalement irréel, déraisonné :

l’économie ne répond pas aux besoins de la population.

La production est « déterminée » à l’aveuglette, sans tenir compte des besoins réels de la population. Cela provoque alors un décalage total entre les besoins fondamentaux et élémentaires de la population, et la production économique, qui elle n’est dirigée que par la recherche du profit maximum et l‘obstination productiviste irrationnelle.

Les conséquences de cette situation sont graves : pénuries, donc inflation, sous développement, stress alimentaire et hydrique chez les populations qui subissent ces pénuries, surproduction de biens inutile coûteuse en ressources etc.. . Et cette production déraisonnée et futile est encouragée par les dirigeants.

Produire plus, toujours plus, produire pour produire, sans jamais se poser la question de la finalité de ce qui est produit. Produire, et ainsi alimenter les chiffres de la croissance. Sans tenir compte des priorités basiques, ces priorités qui sont le fondement même de l’activité économique, qui sont le fondement de l’Economie.

En négligeant ces priorités, on néglige la vocation même de l’Economie, qui perd alors sa raison d’être et par conséquent, sa légitimité, mais aussi sa rationalité.

Un facteur de plus aggrave considérablement le Désordre Economique. Il s’agit d’un phénomène qui a connu récemment un essor considérable : celui de l’économie financière.

Comme son nom l’indique, dans le système capitaliste, elle a pour but de financer et d’aider à financer les entreprises et leurs investissements via l’émission, la vente et l’échange de titres financiers (actions, obligations etc..).

Mais la finance est dans la réalité l’une des menaces les plus sérieuses qui pèsent sur l’économie et le système capitaliste.

En effet, les « financiers » , les acteurs de la finance, sont motivés par un intérêt privé qui est, dans les faits, incompatible avec l’intérêt général.

Leur action, guidée davantage par l’émotion que par la raison, nourrit une hausse virtuelle et soutenue des cours de tous les titres échangés : c’est la spéculation. C’est à dire que les cours d’un titre ne reflètent plus sa valeur réelle, mais une valeur souvent plus élevée, nourrie par la demande des spéculateurs. Et cette hausse, cette spéculation, provoque inévitablement l’inflation et même ce que l’on appelle des « bulles spéculatives », qui, quand elles éclatent (ce qui est généralement toujours le cas), produisent des effets dévastateurs sur l’économie réelle, des crises toujours plus profondes et dangereuses.

En outre, les spéculateurs jettent de plus en plus leur dévolu sur les ressources et les matières premières. Cela provoque, et provoquera, mécaniquement une élévation générale et soutenue des cours (qui ne refléteront alors plus la réalité du marché) donc une inflation concernant les biens et les denrées, notamment celles dites de « première nécessité » , prioritaires et indispensables aux populations comme à l’économie réelle.

Une inflation dont les conséquences humanitaires et sociales seront (et sont) dévastatrices dans tous les pays, et notamment dans ceux où la majorité de la population souffre déjà de malnutrition et de pauvreté.

L’intérêt particulier à court terme de quelques spéculateurs l’emporte sur l’intérêt général, des populations, de l’économie réelle et des nations.

Les bourses ont cessé de financer les entreprises, leur investissement et l’activité économique. Elles sont parvenues à s’autofinancer, en entrainant ainsi des déséquilibres majeurs et une instabilité permanente de l’activité économique et financière aussi durable que destructrice.

L’économie financière, et monétaire, n’est plus fondée sur le réel, elle n’est fondée sur rien, ce qui, logiquement, amène à terme à un effondrement total de ce château de cartes aux bases inexistantes.

L’économie financière n’est donc plus au service de l’économie réelle, et l’économie réelle est devenue un outil d’enrichissement de plus entre les mains de quelques spéculateurs, prenant ainsi en otages permanents toutes celles et tous ceux qui dépendent de l’économie réelle, c’est-à-dire nous tous.

Pour finir, il convient d’évoquer ce qui constitue la pire menace que ce Désordre Economique fait peser sur notre société.

Si nous ne réagissons pas, cette menace conduira de façon inévitable à la fin de notre civilisation.

Il s’agit de la disparition mécanique, programmée et définitive des ressources et des matières premières.

Celles-là mêmes qui sont indispensables à la survie et à la pérennité de notre civilisation.

Celles-là mêmes qui nous ont permis de nous développer et qui nous ont été si utiles et indispensables.

Sans ces ressources, il est tout simplement impensable que nous puissions continuer à nous développer et à survivre.

Or, le système capitaliste conduit à une destruction pure et simple de ces ressources pourtant limitées.

Une destruction de plus en plus rapide, de plus en plus totale.

Car le système capitaliste est par sa nature même apocalyptique.

Produire plus, toujours plus, implique obligatoirement de consommer et de détruire toujours plus de ressources et de matières premières.

Or, c’est évident, ces ressources ne sont pas infinies. Ces ressources qui sont de ce fait de moins en moins nombreuses, et de moins en moins faciles d’accès.

L’équation est intenable.

Ce système va se retrouver en panne sèche, au moment précis où nos besoins seront plus élevés que jamais. L’issue de ce scénario parait bien sombre, et chaotique, mais elle est malheureusement réaliste, et même garantie.

Le maintien d’un système de type capitaliste est aujourd’hui totalement incompatible avec l’Avenir de l’Humanité, et de notre civilisation.

Et c’est pourquoi vouloir la croissance à tout prix s’apparente aujourd’hui à un crime contre l’Humanité.

Un crime contre notre environnement, contre notre Avenir et celui des générations futures, un crime contre la planète et contre la Raison.

Vouloir la croissance est l’expression la plus claire de l’absence totale d’une vision sur le long terme.

La généralisation du système capitaliste et de son obsession de la destruction a fait aujourd’hui entrer le monde dans un cercle vicieux et destructeur : diminution rapide et définitive des matières premières face à une augmentation permanente de la population et de ses besoins.

Le système capitaliste n’est donc pas viable, puisque non durable.

Mais le système capitaliste ne se contente pas de générer, par le Désordre Economique, une économie irrationnelle, injuste, illégitime et destructrice , il favorise également le développement d’un Désordre Social généralisé aux conséquences aussi multiples que désastreuses.

  • Le Désordre Social :

Le Désordre Social est l’une des plus graves conséquences du Désordre Economique, lui-même suscité par les dysfonctionnements structurels et théoriques du système capitaliste.

Il résulte de plusieurs facteurs qui sont tous liés, de façon directe ou indirecte, au système capitaliste.

Le premier facteur est sans doute le plus évident, le plus visible.

Il s’agit des profondes inégalités de richesses entre les membres de la société.

Le système capitaliste nourrit et accroit ces inégalités riches/pauvres à l’intérieur des pays.

Les riches possèdent toujours plus de richesses, les moyens de production, de financement et par conséquent, le pouvoir économique, donc le pouvoir.

Les pauvres se font de plus en plus nombreux, avec toutes les conséquences qui en découlent : misère, malnutrition et sous-nutrition, stress, exclusion, souffrances etc.. .

Et le système capitaliste bénéficie de ce grand nombre de pauvres, qui, à la merci du chômage et de la précarité, constituent une main d’œuvre disponible et soumise, et qui, de plus, utilisent tous leurs (maigres) revenus dans la consommation, faisant ainsi tourner la machine économique.

Et c’est l’Etat qui tente de réduire ces inégalités, en général de façon inefficace, en s’endettant car n’osant pas augmenter les impôts et redistribuer les richesses, de peur de peser sur la croissance, celle là même qui génère les déséquilibres sociaux.

Ces inégalités sont criantes à l’intérieur des pays, mais elles le sont aussi entre les pays.

Et là encore le même schéma se présente : les pays riches s’organisent (officiellement ou non, consciemment ou non) pour que les pays pauvres stagnent, ne se développent pas et ne gagnent pas en indépendance et en puissance : ils sont alors faciles à exploiter et participent alors involontairement à la puissance de ceux qui les exploitent.

Des millions d’êtres humains souffrent et meurent ainsi chaque année de la faim, de la soif, des maladies.

Pourtant, la production économique n’est toujours pas orientée pour parer à ce désastre humain. Cette production s’oriente toute seule, à l’aveuglette, au gré de la recherche de profits de quelques investisseurs. Ce mode de production conduit à des situations irréelles de surproduction, de surconsommation, d’opulence, de gaspillages dans quelques pays face à des situations beaucoup plus nombreuses de famines, malnutrition, pénuries de médicaments, de biens de première nécessité.

A notre époque, ces situations ne devraient tout simplement plus exister, et elles prouvent à elles seules l’inefficacité de ce système économique.

Le deuxième facteur qui suscite du Désordre Social est moins visible.

Pourtant ses conséquences sont tout aussi graves.

Le système capitaliste créé artificiellement des besoins et des habitudes de consommation chez la population pour que celle-ci consomme toujours plus et fasse ainsi fonctionner la machine économique.

Ces besoins sont créés en suscitant des situations de manque afin de transformer l’individu en individu-consommateur. Ainsi le capitalisme nourrit une demande artificielle qui permet de produire toujours plus, et d‘écouler ces stocks de produits.

Pour induire ces manques, l’individu est constamment assailli de publicités, où qu’il se trouve, quelle que soit l’heure de la journée et l’âge de l’individu. Il est ainsi à son insu progressivement conditionné, transformé en consommateur assidu.

Et l’omniprésence croissante de ce matraquage publicitaire permet de toucher une très large majorité de la population, pour ne pas dire la totalité.

Mais chez cette même population, les inégalités sont criantes, et peu de gens peuvent en réalité satisfaire tous ces besoins et tous ces manques, pour la plupart artificiels.

Cela veut donc dire que la majorité des individus sont dans un perpétuel état de manque car tous ces besoins ne peuvent bien sûr pas être assouvis.

Or la non-satisfaction de ces besoins entraine chez les individus plusieurs types de réactions inquiétantes. On observe ainsi un malaise profond, diffus et latent chez la population. Par exemple des dépressions , la multiplication des sentiments d’infériorité, de ne pas être à la hauteur, de ne pas être le bon consommateur.

Ces individus (très nombreux, une large majorité) compensent alors inconsciemment ces manques par d’autres moyens de substitution : égoïsme, repli sur soi, désordres émotionnels, boulimie, anorexie, dépression, drogue, jeux, alcool etc.… .

Chez d’autres individus, ce sont des sentiments de révolte et d’injustice qui se développent et prédominent, des sentiments qu’ils expriment alors maladroitement via la délinquance, la criminalité, le rejet total de la société, l’échec scolaire, ou des actes de destruction.

Des actes qui nourrissent l’insécurité et le désordre, et justifient des politiques répressives totalement inadaptées aux problèmes réels qui sont à la source de cette insécurité.

Un facteur supplémentaire et déterminant provoque du Désordre Social. Il est lui aussi lié au système capitaliste.

Ce système a en effet standardisé les besoins culturels en favorisant l’émergence et l’hégémonie d’une (sous) culture de masse. Une culture qui, bien sûr, passe et se propage par la consommation de produits (sous) culturels. Le capitalisme a ici réussi à créer sa propre demande, et ce en inhibant le plus tôt possible la spécificité, la sensibilité, et les goûts propres à chaque individu, et en les remplaçant par les « goûts de tous », auxquels il est plus facile de répondre par des produits moins élaborés, toujours demandés et au succès assuré.

L’épanouissement culturel de l’individu se fait désormais de façon quasi exclusive en consommant encore et toujours plus, au détriment bien sûr de sa sensibilité culturelle, esthétique et spirituelle propre. Mais ce phénomène conduit à la disparition progressive du patrimoine culturel mondial de l’Humanité, au profit d’un pseudo-patrimoine nourrit par la consommation et peu à peu accepté tacitement de tous. Au risque évident de nuire à la créativité, à l’invention, à la spécificité de chaque individu et à son besoin de s’exprimer, au risque de nuire à ce qui fait l’Humanité.

Le système capitaliste conduit alors à hypothéquer l’avenir culturel, la création artistique et les spécificités individuelles, tout en détruisant le patrimoine culturel historique des peuples, des nations, de l’Humanité.

Le Désordre Social s’exprime également par un désordre moral général.

Il s’agit là d’évoquer la disparition, bientôt totale, des normes, des principes et des valeurs qui régissent et structurent culturellement les nations depuis des siècles : ces normes historiques qui sont les fondements de la cohésion sociale et nationale de notre pays.

Ces normes qui, au cours de l’Histoire, ont évolué, changé, mais sont toujours restées présentes dans l’inconscient collectif, donnant un cadre moral et humain aux individus et à la société.

Aujourd’hui, ces normes s’effacent, et disparaissent.

Car la seule norme véhiculée par le capitalisme actuel est celle du profit et de la consommation, de « l’argent-roi ».

Les autres lui sont inutiles, parfois contraires, et s’éteignent donc progressivement.

Elles sont pourtant indispensables, vitales, à la population, et aux individus.

Le besoin de normes, de valeurs, d’instances psychologiques est en effet un besoin commun à toutes les sociétés, et faire disparaitre ces instances aggrave donc profondément le Désordre Social, en laissant les individus sans repères ni refuges, comme perdus, donc davantage enclins à subir et à perpétuer le Désordre Social .

Pour finir, le capitalisme nourrit le Désordre Social en bafouant de façon systématique et croissante l’identité personnelle et intime propre à chaque individu.

Car depuis plusieurs années, et de plus en plus, les qualités personnelles des individus sont évaluées dans une optique de rentabilité économique. Elles sont devenues des critères de performance sur lesquels reposent désormais les décisions de recrutement, la valeur de l’individu.

Cette situation force les individus désireux d’obtenir, ou de garder, un emploi à se standardiser selon des normes de « performances économiques » définies par le « management ».

Et cet individualisme standardisé et contraint s’est tant développé qu’il en vient à remplacer l’identité propre à chaque individu : c’est la disparition de l’individu tel qu’il est , il devient tel qu’il « faut être », reniant ainsi, consciemment ou non, sa personnalité propre au profit d’une personnalité standard plus à même de plaire aux (hypothétiques) employeurs, une personnalité fondée sur la performance, et qui par conséquent maintient en permanence l‘individu « sous pression » en nourrissant un stress médicalement et psychologiquement nocif  à l’individu et socialement nuisible. Le plus grave est que cette substitution contrainte de personnalité tend à se généraliser, et de façon définitive.

Il s’agit tout simplement de la disparition progressive de la liberté d’être soi-même, car l’individu doit « se vendre » pour être recruté.

L’épanouissement de l’individu ne passe plus que par le travail, y compris pour ceux qui n’en ont pas et qui se trouvent rapidement, et souvent inconsciemment, confrontés à un malaise, à une profonde crise existentielle, à un sentiment de vide, d’exclusion, que beaucoup compensent alors en développant des addictions (alcool, jeux, surconsommation via l’endettement..) qui, bien entendu, ne résolvent rien.

Encore une fois, le système capitaliste nuit à ce qui fait l’Humanité, car il détruit les personnalités individuelles et les remplace par une personnalité standard stressante, aliénante, et vide d’originalité.

L’individu n’en est alors plus vraiment un, car ce qui le rendait particulier et nourrissait son individualité propre est remplacé par quelque chose de commun à tous, fondé sur le seul critère de la productivité, de la consommation et de la performance économique.

Les traits de caractère, de personnalité, les défauts, les qualités , tout ce qui fait l’identité et l’authenticité de l’individu, sont détruits sur l’autel de la rentabilité.

Paradoxalement, le capitalisme renforce donc l’individualisme, mais un individualisme commun à tous et qui de ce fait n’en est plus vraiment un.

Le capitalisme n’a pas le sens des priorités, ni celui des réalités.

Le capitalisme n’a pas de respect pour la Vie, ni pour l’individu.

Le capitalisme nourrit ainsi un Désordre Social conduisant à des désastres humains inimaginables à notre époque.

Des désastres chaque jour plus nombreux, plus étendus, et plus profonds.

Des désastres qui ne disparaitront qu’avec le système capitaliste, car ils font désormais partie intégrante du mode de fonctionnement du capitalisme.

Un tel Désordre Social si négatif sur l’individu ne peut qu’avoir des conséquences dramatiques sur la société en participant au Désordre Politique.

  • Le Désordre Politique :

Le Désordre Politique est caractérisé par les atteintes à la société, à la Démocratie, aux Etats, aux Nations et aux populations que provoque et accentue le capitalisme.

Progressivement, les Etats perdent, consciemment, leur pouvoir, leur souveraineté et leurs prérogatives qui sont confisqués par des instances supranationales non démocratiques, de plus en plus puissantes, et particulièrement éloignées des réalités locales, nationales, et mondiales.

Car ces instances ont pour principal objectif de favoriser le libre échange, la libre entreprise, la libre concurrence et la libre circulation des capitaux, des marchandises . Tout cela dans une logique capitaliste afin d’ôter toutes les barrières et toutes les sécurités protectionnistes qui pèsent sur le bon fonctionnement du marché et nuisent à la concurrence ( il s’agit du fameux « laisser faire, laisser passer » ).

Mais dans la réalité, ces « barrières protectionnistes » sont tout ce qui reste contre une mondialisation aux innombrables effets pervers et destructeurs.

En les ôtant, en limitant l’Etat à des taches régaliennes toujours plus réduites, ces instances capitalistes supranationales mettent les populations en première ligne dans la bataille inégale et sauvage de la libre concurrence et de la rentabilité économique.

Le capitalisme détruit ainsi l’Etat.

Or, c’est de l’Etat que les populations ont, et auront, le plus besoin pour corriger et atténuer les Désordres provoqués par le système capitaliste.

Et c’est contre cet Etat devenu famélique qu’elles se retourneront lorsque la mondialisation aura achevé de dévaster l’économie et de briser les hommes.

En provoquant alors de graves conflits internes, des crises sociales, et politiques sans précédent, et qui finiront par déboucher sur des situations explosives, insurrectionnelles, où l’idée même de l’Etat pourra être remise en cause, puisque son inefficacité forcée aura nourri une frustration généralisée chez une population en attente de protection et de défense face au rouleau compresseur de la mondialisation.

La cohésion sociale, et nationale, se trouvera progressivement annihilée, laissant une population livrée à elle-même et sans repère, se repliant sur elle-même et nourrissant un fort ressentiment envers tout ce qui pourrait représenter l’Etat défaillant, et même envers tout ce qui pourrait symboliser l’extérieur, l’Autre et l’Ailleurs.

Le capitalisme provoque et provoquera à travers ces crises successives un grave déficit social et démocratique, renforçant les égoïsmes individuels, la décrédibilisation de l’Etat, de la politique, et un désintérêt total pour les thèmes nationaux et mondiaux.

Mais le Désordre Politique ne s’illustre pas seulement par ce terrifiant constat. Il se caractérise également par l’incapacité de l’Etat actuel à réagir efficacement pour faire face aux terribles menaces à venir.

En effet, dans un système de type capitaliste, l’économie, les entreprises, sont privées.

Et les entreprises privées agissent dans leurs intérêts privés.

Or, dans un monde où les Désordres et le chaos se répandent, il est indispensable que l’économie et les entreprises agissent avant tout pour l’intérêt général, et donc au final pour tous les intérêts particuliers.

Mais cette vision, pourtant logique, est totalement incompatible avec le système capitaliste.

Et malheureusement, ce système est aujourd’hui largement accepté par toute la classe politique.

Les hommes et les femmes politiques ne se distinguent en effet aujourd’hui que par leur degré de libéralisme économique, et ne prônent en réalité que des « rafistolages» provisoires, inutiles, et la plupart du temps inefficaces, pour un système économique qui touche à sa fin…

C’est là une forme d’acharnement thérapeutique.

Et ce sont justement ces hommes politiques qui dirigent, directement ou indirectement, l’Etat, et ne peuvent donc pas porter atteinte au système capitaliste qu’ils ont très majoritairement admis, dans lequel ils ont peut être sincèrement crus, même si celui-ci est aujourd’hui le plus grand générateur de Désordres nationaux et mondiaux.

Ces responsables politiques ne semblent pas être capables de se remettre en cause, beaucoup semblent prisonniers de leur dogmes, et persistent dans cette impasse.

Certains politiques se réclament cependant d’anticapitalisme, mais hélas ils sont enfermés bien souvent dans des carcans idéologiques tout aussi dépassés que l’est le capitalisme, ou donne l’impression de l’être.

Ou alors ils n’ont pas de lignes claires et novatrices en remplacement du capitalisme.

Ils ne feraient eux aussi que des « rafistolages » aussi coûteux qu’inutiles.

Et de toute façon ils ne peuvent, du fait de leur positionnement idéologique (passé ou présent) décrédibilisé, être crédibles ou majoritaires, donc accéder aux moyens d’action, donc de pouvoir. Leur action est donc inutile bien que justifiable.

Le Désordre Politique s’exprime enfin à travers l’échec flagrant et malheureux de cette démocratie.

Car le fondement de la Démocratie, c’est le Citoyen. Et à partir du moment où le citoyen ne joue plus son rôle, ne s’informe plus, ne débat pas, ne milite pas, et même ne vote pas  alors la démocratie n’est plus.

Aujourd’hui la majorité des citoyens n’ont plus ni la capacité, ni la volonté pour remplir leur noble rôle. Et pourtant, malgré cela, ils restent malgré tout citoyens à part entière.

Ces citoyens ne réagissent pas, ils ne réagissent pas quand les graves défis réels sont devant leurs yeux, ils ne s’en préoccupent pas et s’en détournent.

On est donc en droit de remettre en cause, non pas la Démocratie en elle même, mais cette démocratie de citoyens négligents et irresponsables.

Cette démocratie qui, de fait, n’en est plus une.

Car si cette démocratie était efficace, si les citoyens remplissaient leur devoir et jouaient leur rôle, alors nous ne serions tout simplement pas dans cette situation extrême, inédite et dramatique.

Or, il n’en n’est rien et c’est là une des principales causes de ce Désordre Politique et des Désordres qui accablent notre pays et notre civilisation.

Une cause qui a pour seule origine la déliquescence totale de la Citoyenneté et de la valeur que les Hommes accordent à cette Citoyenneté qui leur parait accessoire, mais qui est pourtant centrale et fondamentale.

Ce désintérêt  montre aujourd’hui ses dramatiques conséquences, et les montrera encore davantage dans un avenir proche.

Le capitalisme nourrit et engendre le Désordre Politique à l’intérieur des Etats.

Il accentue les divisions sociales et politiques, nuit à la cohésion sociale et nationale en renforçant les égoïsmes individuels.

En désintéressant les populations de leur sort, en les éloignant de la politique et des préoccupations citoyennes, il neutralise son opposition tout en maintenant des clivages dépassés.

Plus aucun acteur politique ne se définit contre ce système, hormis une minorité qui sera toujours minoritaire.

Les perspectives de changement sont donc inexistantes pour le moment et ne peuvent venir de cette classe politique définitivement acquise au capitalisme, et refusant manifestement de revoir ses croyances dogmatiques en cet idéal fané qu’est devenu le capitalisme.

Et cette triste situation est valable en France comme dans tous les pays du monde qui, acceptant le capitalisme, ont permis la mondialisation et donc ont nourri et accentué le Désordre International déjà latent.

  • Le Désordre International :

Le capitalisme contribue à enfoncer le monde dans le chaos et les conflits. Il nourrit le Désordre International, et ce de plusieurs façons.

Tout d’abord, le capitalisme réclame sans cesse davantage de libre échange, moins de contrôle, moins de barrière, afin de fluidifier les échanges et d’encourager le bon fonctionnement du marché et de l’économie.

Mais cela aboutit à terme à une disparition pure et simple des frontières (zones de libre échange) rendant les contrôles beaucoup plus difficiles et moins efficaces et favorisant le développement de la contrebande, une hausse continue de la criminalité et l’internationalisation des activités criminelles organisées, de type mafieuse. Les trafics d’armes, de drogues, de contrefaçons, d’objets volés et même d’êtres humains se trouvent facilités et connaissent donc une expansion rapide et permanente.

Faisant ainsi augmenter durablement le taux de criminalité et rendant la tâche des services douaniers et de police à la fois plus longue, plus onéreuse, et qui ne peut au final être couronnée durablement de succès.

La mondialisation économique se fait alors ainsi mondialisation criminelle, et contribue par ce biais au Désordre International.

D’autre part, cette diminution forcée de l’efficacité et du nombre de contrôles  accroit considérablement les risques sanitaires, du fait, par exemple, du manque, voir de l’absence, de traçabilité, de suivi et de contrôle des produits.

Accentuant ainsi les risques de pandémies, d’épidémies à grande échelle qui bénéficient d’un temps de propagation extrêmement bref à cause de la facilité et de la rapidité des échanges internationaux, combinés à une réaction trop tardive des autorités empêtrées dans les longues procédures bureaucratiques et diplomatiques internationales.

Là encore, ce sont les populations qui paient le prix, et qui sont les premières victimes de cet aspect du Désordre International que suscite le capitalisme.

Un Désordre également  accentué par les inégalités de richesses et de développement de plus en plus conséquentes entre les pays riches, et les pays pauvres «en développement».

Des inégalités de richesses qui sont la cause principale de l’augmentation incontrôlable de l’immigration, et notamment de l’essor de l’immigration clandestine.

Car les individus vivant dans les pays en développement manquent bien souvent de tout, et même souffrent de la faim et du manque d’eau potable. Le chômage, la misère sont omniprésents, et par conséquent, l’Avenir, leur Avenir, celui de leurs enfants leur apparait donc légitimement sombre et sans perspectives.

C’est alors que, via les médias, la télévision, ou le bouche à oreille, ils découvrent le monde occidental, celui des pays dits développés. Un monde où règnerait le plein emploi, le bonheur, la paix, la liberté et la prospérité. Devant cette vision exagérément idyllique, beaucoup tentent alors leur chance, même si pour cela ils mettent leur existence en jeu. Mais qu’ont-ils à perdre?

Beaucoup échouent, d’autres, moins nombreux, réussissent. Mais ces derniers découvrent alors une réalité bien éloignée de leurs rêves et de leurs espérances. Leur présence nourrit la xénophobie et les discriminations, surtout en période de crise, qu’ils subissent sans raisons, tous les jours, et sans jamais vraiment comprendre pourquoi. Certains se réfugient alors dans des communautés, dans des religions, ou dans des groupes où ils se sentent les bienvenus.

Une minorité conteste alors cette société et ses discriminations, parfois dans la violence, la délinquance, voire un « contre racisme ».

Ainsi, par ces phénomènes, ils contribuent inconsciemment à leur exclusion et aux conséquences de cette exclusion.

Une telle situation ne peut avoir que de dramatiques conséquences sur les relations entre les Etats, et à l’intérieur des Etats, et donc par conséquent, aggrave le Désordre International.

Et cette immigration se voit et se verra, dans un avenir proche, fortement renforcée par une autre immigration, inévitable et tout aussi justifiée, celle des migrants et des réfugiés climatiques.

En effet, du fait du Désordre Environnemental, des millions de personnes se verront d’ici quelques années confrontées à des catastrophes naturelles sans précédent (sécheresses, ouragans, inondations..), qui les forceront à fuir vers des zones moins dangereuses et vivables. Les flux migratoires connaitront donc là encore un essor massif, considérable, et peu contrôlable, donc facteur de Désordre International.

Un autre phénomène a connu une expansion sans précédent depuis quelques années, accentuant encore un peu plus le Désordre International : il s’agit du terrorisme.

Et même si cela ne parait pas évident au premier abord, il est lui aussi une cause du capitalisme et de la mondialisation.

Car le capitalisme renforce et accentue les inégalités de richesses et de développement entre les pays et à l’intérieur des pays.

Ainsi, ce sont des centaines de millions de personnes qui souffrent chaque jour de ce système. Des personnes en détresse, et chez qui les discours extrémistes, qu’ils soient religieux ou politiques, trouvent facilement un écho favorable.

L’Occident devient l’ennemi, et celui qui est à l’origine de bien des maux, pour ne pas dire tous, et qu’il faut donc combattre.

D’autant plus que l’hégémonie (pseudo) culturelle de l’Occident, et notamment des Etats-Unis, connait une expansion croissante. Les individus en souffrance réagissent donc en contradiction reflexe face à cette hégémonie, et le monde qu’elle représente, et se réfèrent davantage à des idéologies spirituelles, religieuses et politiques qui deviennent leurs nouvelles références.

Plus la mondialisation se propage, plus le capitalisme se répand et s’implante, plus les victimes de ce système sont nombreuses et donc, plus ces victimes se réfugient dans ces idéologies, parfois nauséabondes.

Et plus les individus souffriront de ce système, plus ils se rapprocheront des extrêmes de ces idéologies. C’est ainsi que naissent des fanatiques, qui, à l’origine, sont des désespérés. Des fanatiques pour qui l’action terroriste paraît comme le seul moyen de combattre le capitalisme et son hégémonie. Ils créent alors le « terrorisme » renforçant ainsi encore plus le sentiment d’insécurité et de Désordre International contre lequel l’Occident réagit de façon inefficace, en faisant le choix de la guerre, donc le choix d’alimenter les extrémismes, responsables du terrorisme, en désespérés qui deviennent des fanatiques. C’est un cercle vicieux  dans lequel le monde occidental, essentiellement les Etats-Unis et leurs alliés, et le capitalisme ont une responsabilité incontestable.

Enfin, lorsque le Désordre International aura atteint son paroxysme (et nous n’en sommes pas loin), c’est à un nouveau défi qu’il nous faudra faire face.

Ce défi constitue clairement la preuve du caractère et de la nature apocalyptique du système capitaliste. Ce défi porte un nom : la Guerre.

Ou plutôt les guerres.

Des guerres qui vont gagner en puissance et en étendue pour aboutir à une probable guerre mondiale entre un grand nombre d’Etats organisés en blocs hétéroclites, puis agissant de façon individuelle et indépendante.

Car c’est là la seule fin possible si le système capitaliste perdure.

En effet, on l’a vu, une économie de type capitaliste a besoin, pour se maintenir, de transformer et de consommer toujours plus de ressources et de matières premières.

Or ces dernières sont de moins en moins nombreuses, de moins en moins accessibles et ce phénomène ne pourra que s’accentuer dans l’avenir.

Ce qui obligera les Etats à tenter d’étendre leur influence au-delà de leur frontières respectives et ainsi s’approprier ces ressources qui leur sont indispensables.

Par conséquent, ces ressources seront de plus en plus rares et de plus en plus convoitées par un nombre toujours croissant d’Etats désireux de garantir leur croissance économique.

Il est évident que l’on assistera de façon inévitable à des situations où les concurrences et les tensions entre Etats se changeront en guerres. Des guerres larvées, discrètes, des guerres « froides » impliquant un nombre toujours croissant d’Etats.

Cette situation contribuera à affaiblir la stabilité internationale, déjà précaire, et ne pourra aboutir qu’à une aggravation de ces conflits qui finiront par éclater ouvertement en une multitude de conflits locaux et régionaux, partout où il restera des réserves de matières premières.

L’issue de ces conflits sera inexistante, car à peine un Etat aura-t-il pris l’avantage sur un adversaire, qu’un autre s’empressera d’intervenir, prendra sa place puis se fera à nouveau attaquer…

Par ailleurs, il n’est pas concevable que dans un tel contexte, les différents pays forment entre eux des alliances.

Sans doute le feront-ils au début, mais rapidement chaque Etat se battra pour ses propres intérêts, oubliant toute forme de solidarité internationale et attisant donc encore un peu plus le Désordre International.

Ce Désordre International deviendra alors rapidement total et les conflits locaux dégénéreront en un conflit mondial aussi inédit que destructeur.

Et plus ces conflits se feront nombreux et intenses, plus les besoins en ressources se feront pressants (pour alimenter la machine de guerre), forçant les Etats à contrôler encore plus de territoires et de matières premières, et donc à provoquer encore plus de conflits.

On entre alors dans un cercle vicieux, débouchant sur le plus grave conflit imaginable et où les destructions et les atteintes aux populations se feront plus étendues que jamais, et où, sans doute, un ou plusieurs Etats envisageront d’utiliser cette arme de la Terreur qu’est l’arme atomique, pour prendre l’avantage, ou au moins « garantir leur sécurité », compromettant alors définitivement l’Avenir de l’Humanité et celui de la Vie.

Le capitalisme produit et alimente de façon mécanique un Désordre International en expansion perpétuelle. Un désordre qui, à son apogée, aboutira à un chaos total nourrit par l’explosion des inégalités, du terrorisme, de l’insécurité, des épidémies, et la propagation rapide de conflits et de guerres qui menaceront définitivement notre Avenir.

Pour finir, ce Désordre International contribue, en empêchant une action mondiale commune et éclairée, au développement du Désordre Environnemental, dont les conséquences sont toutes aussi dramatiques et funestes.

  • Le Désordre Environnemental :

Le Désordre Environnemental est celui qui, par sa nature et son évolution est le moins perceptible par le commun des mortels. Il est pourtant celui qui risque de provoquer la fin de l’Humanité et même de la Vie sur Terre, et ce dans un délai toujours plus court et menaçant (si ce n’est pas le Désordre International…).

Il est caractérisé par plusieurs phénomènes plus ou moins visibles mais qui auront tous de funestes conséquences sur l’équilibre de notre environnement.

Tout d’abord, le système capitaliste est dénué de toute morale, de toute considération éthique. Et c’est cette immoralité qui est à l’origine d’un des phénomènes à la base du Désordre Environnemental : le mépris du vivant, le mépris de la Vie.

Car le système capitaliste, dans son mode de fonctionnement, fait preuve d’une indifférence totale pour la préservation et le respect de la Vie, qu’elle soit humaine, animale, ou végétale.

Cette indifférence amène à des dérives qui, par leur nombre et leur généralisation, deviennent banales, voire admises, malgré leur gravité profonde et leurs conséquences.

Ainsi, pour la première fois, des entreprises commencent a déposer des brevets sur des espèces végétales engendrées par des manipulations génétiques. Il s’agit là des fameux OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) qui sont des espèces, des espèces représentantes de la Vie, mais qui appartiennent exclusivement à une entreprise privée.

Ces espèces deviennent des marchandises et leur structure génétique (ADN) également, l’entreprise ayant tous les droits sur cette espèce, de sa préservation et de sa reproduction, à son élimination. Cette situation ouvre la porte à de graves dérives, car pour le moment seules des espèces végétales sont impliquées, mais il ne fait aucun doute que les espèces animales seront bientôt concernées par cette marchandisation totale du patrimoine génétique.

Cette marchandisation de la Vie balaie hâtivement toutes les questions éthiques, lesquelles sont pourtant primordiales, et même indispensables car marchandiser la Vie de cette façon, est un acte grave, d’une grande portée symbolique. Et c’est désormais la responsabilité morale de l’Homme qui est engagée sur l’avenir de telles pratiques et de leurs conséquences.

Un autre exemple de ces atteintes à la Vie concerne la vie animale.

Depuis des dizaines d’années, les animaux sont les objets d’un nombre toujours croissant d’expériences scientifiques. Or, si leur légitimité existe, ou plutôt existait, parfois , elles sont aujourd’hui le symbole le plus parlant du mépris et de la marchandisation de la Vie engendrés par le capitalisme et par ce que le capitalisme a fait de l’Homme.

Ces expériences sont à l’heure actuelle extrêmement nombreuses et variées, mais leur légitimité de moins en moins évidente. Pour beaucoup, ces expériences sont superflues, car réalisées en même temps, de la même façon, et sur le même sujet par un nombre élevé d’entreprises différentes et désireuses de garder pour elles le fruit de leurs recherches. Les recherches ne sont pas mises en commun, là encore l’éthique, le souci du bien-être animal sont occultés, le profit étant le seul moteur des entreprises privées. Il existe en outre aujourd’hui d’autres moyens que ces expériences qui tuent chaque jour, rien qu’en France, des milliers d’êtres vivants, mais rien, ou trop peu, n’est fait dans le sens de ces alternatives.

Il est également important de noter que ces expériences ne concernent pas des fins médicales ou scientifiques, plus justifiables, car beaucoup sont menées par des entreprises produisant des biens loin d’être indispensables, et même des biens relativement superflus et inutiles, comme les cosmétiques. Des biens qui en tout cas ne méritent en aucun cas le sacrifice de dizaines de milliers de vies.

Car là est le problème. Le capitalisme n’intègre pas dans son fonctionnement la valeur de la Vie .

Or, sans respect de la vie végétale, sans respect de la vie animale, il ne peut y avoir de respect de la vie humaine. Le capitalisme a banalisé les atteintes à la Vie, ces atteintes sont devenues partie intégrante de son mode de fonctionnement.

En cela, le capitalisme n’est pas moral.

Un autre phénomène lié au Désordre Environnemental résulte lui aussi de ce mépris permanent qu’a le capitalisme pour la Vie.

Car ce mépris s’exprime aussi de façon plus insidieuse, mais avec des conséquences graves et définitives pour l’Avenir de la Vie sur Terre.

Ce phénomène peut se résumer en un mot devenu tristement banal : la pollution.

La pollution qui, sous toutes ses formes, détruit chaque jour un peu plus notre environnement et hypothèque ainsi l’existence de milliards d’êtres vivants à travers le monde.

Il convient d’abord d’évoquer la pollution de l’air et celle de l’atmosphère terrestre.

Cette pollution a connu un essor considérable depuis le début de l’ère industrielle pour aboutir à cette situation inédite où pour la première fois, une espèce va artificiellement et consciemment bouleverser le climat terrestre et donc précipiter ainsi son extinction et celle de toutes les autres espèces.

Car depuis le début de l’ère industrielle, nous avons constamment et de façon exponentielle rejeté des millions, des milliards de tonnes de gaz à effets de serre dans notre atmosphère.  Provoquant, et accentuant alors le réchauffement climatique avec les terribles conséquences qui lui sont liées. Car à chaque degré en plus, c’est toute une réaction en chaine qui se produit, allant de la fonte des glaces et de la banquise aux grandes sécheresses,  des tempêtes et fortes précipitations aux cyclones, ouragans et autres tornades, de la modification des courants océaniques à la destruction des écosystèmes. La liste est longue, mais tous ces phénomènes sont liés entre eux par un lien de causalité. Et ils ont tous une seule origine : le réchauffement climatique provoqué et amplifié par l’Homme et le système actuel.

Il est d’ailleurs important de préciser que nous n’en sommes qu’au début de ce réchauffement, et que toutes les conséquences n’ont pas encore été dévoilées.

Mais nul doute qu’elles seront dévastatrices, à la fois pour les hommes, et pour la Vie qui cette fois n’aura pas le temps pour s’adapter, et donc disparaitra.

Mais la pollution de l’air a d’autres effets plus immédiats. Car l’air est sans doute l’élément le plus indispensable, le plus vital pour tous les êtres vivants. En polluant cet air, on intoxique tous les organismes qui en ont besoin pour vivre. Ce qui entraine des maladies, comme l’asthme (devenu extrêmement récurrent ces dernières années…), à court, moyen ou long terme. Nous polluons l’air que nous respirons, nous nous intoxiquons un peu plus à chaque respiration, tout cela à cause d’industries pour qui, là encore, le bien être, la santé, passent après le profit.

Cependant la pollution de l’air n’est pas la seule. L’Homme a aussi pollué les eaux.

Ainsi, par exemple, les usines n’hésitent pas à rejeter leurs déchets, souvent toxiques, dans les rivières, les fleuves et même les mers quand ça leur est possible.

Tout comme nombre de villes côtières qui ne disposent pas de stations de retraitement et d’épuration, et dont tous les déchets, toutes les eaux usées, sont directement rejetées dans la mer, ou l’océan. Ou pour les navires qui n’hésitent pas non plus à purger leur cuves dans les océans et les mers. Toutes ces pratiques dangereuses et irresponsables sont toujours liées à la recherche de limiter les coûts et de maximiser les profits. Tout cela dans une optique capitaliste de rentabilité et de cupidité. Mais ces pratiques ont des conséquences nettement plus coûteuses pour l’environnement, pour la faune et la flore de ces eaux, et donc pour la Vie, une vie dont dépendent beaucoup d’hommes pour leur survie. Car tous ces rejets s’accumulent, s’associent et finissent par provoquer purement et simplement la destruction de toute vie sous marine et littorale. Les rivières, les fleuves, les mers, et les océans deviennent des étendues d’eau morte, où plus aucun organisme ne peut se développer et subsister. Ce sont des écosystèmes entiers qui  disparaissent, par la faute d’un système pour qui la Vie, la préservation de la Vie, ne sont pas des priorités car « non-rentables ».

Autre pollution, plus insidieuse et tout aussi grave, la pollution nutritionnelle.

Se nourrir est l’acte le plus fondamental et vital qui soit.

Cette action est aujourd’hui devenue un véritable empoisonnement progressif.

Car pour satisfaire la logique de profit et l’hyper-productivisme inhérents au capitalisme, la production alimentaire (agriculture et élevage notamment) est de plus en plus l’objet de traitements chimiques, par pesticides, herbicides, voire par des traitements hormonaux ou génétiques, aux conséquences sanitaires, humaines et environnementales à la portée gigantesque. Progressivement, les consommateurs accumulent en eux toxines et substances chimiques qui se combinent, et finissent par intoxiquer et détruire leur santé. Nous en sommes arrivés à une situation absurde et irréelle où, à cause de la logique capitaliste, nous nous détruisons un peu plus à chaque repas, où manger un légume c’est absorber un nombre toujours plus grand de substances chimiques, et où on s’interroge désormais sur la teneur en toxines du lait maternel !

Là encore, le capitalisme n’intègre pas la valeur de la Vie, ni ce dont elle a besoin pour subsister.

Enfin, une dernière pollution contribue à détruire la Vie et sa capacité à se régénérer.

Il est ici question de la pollution des sols. Celle-ci reste largement méconnue, mais ses conséquences sont pourtant extrêmement graves et dangereuses, tant pour la nature, que pour l’Homme qui en dépend.

Une fois de plus, elle a pour origine ce système et sa recherche effrénée de rentabilité économique au mépris de toutes considérations écologiques et éthiques.

Car l’agriculture et l’élevage intensifs sont devenus la norme. Il faut produire toujours plus, en inondant les cultures, et donc les sols, de toujours plus d’engrais chimiques, de pesticides et autres insecticides, rendant ainsi les produits agricoles nocifs, à court et long terme, pour les consommateurs, mais aussi détruisant la biodiversité et les sols, en les rendant pollués, et stériles. Ces sols finiront donc par ne plus pouvoir accueillir de cultures, alors que la demande mondiale en nourriture et en matières premières agricoles ne fait qu’augmenter, du fait de la croissance démographique mondiale. Les quelques sols épargnés qui resteront cultivables se verront alors soumis à un régime de production agricole intensif et effréné, qui aboutira à la stérilisation pour une longue période, sinon définitivement, des derniers sols sains.

Les conséquences d’un tel scénario (qui est assuré) seront dramatiques, tant pour les hommes (pénuries, inflation, famines..) que pour l’environnement.

La responsabilité du système capitaliste dans le Désordre Environnemental est totale. Ce système laissera derrière lui une planète à bout de souffle, des océans d’eau morte, des sols empoisonnés et stériles, une atmosphère irrespirable et polluée, et un climat profondément et durablement déréglé.

Et la Vie, détruite.

C’est tout le patrimoine naturel de la planète qui se voit détruit de façon bientôt définitive et irréversible.

C’est la responsabilité de l’Homme qui se trouve engagée.

Il est temps de comprendre que l’évolution de l’espèce humaine et de notre civilisation est intimement et historiquement liée à notre environnement et à la nature.

En détruisant ces derniers, c’est notre Avenir et celui de notre civilisation que nous détruisons.

*

Le capitalisme, par ses cinq Désordres, génère un monde profondément instable et pour lequel l’Avenir apparait comme profondément compromis.

En orientant notre civilisation vers le capitalisme, nous lui avons permis de connaitre un essor inédit, mais cet essor a un prix, dont nous prenons chaque jour un peu plus la mesure.

Le capitalisme est maintenant un système dépassé et obsolète.

Ne renions pas son héritage et les avancées qu’il a permis à nos sociétés, à notre pays.

Mais ne le maintenons pas non plus à tout prix quand il devient évident que nous devons faire entrer notre civilisation dans une nouvelle ère, sous peine d’hypothéquer définitivement notre Avenir.

Nous devons suivre le processus normal d’évolution de la civilisation et non s’y opposer.

Ce processus consistant à faire évoluer cette civilisation à chaque fois que le système qui la dirige, qui la guide, montre ses limites et une fin prochaine.

Or, le capitalisme est aujourd’hui dans ce cas de figure. Il convient donc de changer de système, de laisser derrière nous l’ère capitaliste et de faire ainsi entrer notre civilisation dans une nouvelle ère, une ère Post-Capitaliste.

Il en va de sa survie, donc de la nôtre, comme de celle de la nature et de la Vie.

II

L’aube d’une Ere Nouvelle


La nécessité absolue et vitale d’entrer dans cette nouvelle ère ne doit pas nous leurrer sur les objectifs et les priorités qui seront les siennes.

Elle ne se construira pas autour d’une opposition frontale et stérile contre le capitalisme (donc contre le passé), elle ne se définira pas idéologiquement par l’anticapitalisme. Elle sera Post-Capitaliste, et donc de fait anticapitaliste.

Ses objectifs, ses priorités, ne sont subordonnés à aucune idéologie. Elle exprime simplement la concrétisation du processus normal d’évolution de notre civilisation.

L’entrée dans l’ère Post-Capitaliste est donc une condition indispensable à la pérennité et à la survie de notre civilisation, c’est la concrétisation d’un processus historique.

Elle sera par conséquent l’expression d’un système juste, sûr, viable, responsable, durable et sera pour notre pays l’occasion inespérée d’un renouveau national fédérateur, inédit, et salvateur.

Pour concrétiser ces objectifs, ce système reposera sur cinq Ordres, cinq piliers fondamentaux qui garantiront l’Avenir pour notre pays, pour notre civilisation, pour la Vie, pour nous tous.

  • LOrdre Economique :

L’Ordre Economique est celui qui est à la base de ce système Post-Capitaliste. La totalité de la population, en France et dans le monde, dépend de l’économie, l’Humanité dépend de l’économie. Il convient donc que cette économie soit particulièrement efficace et capable de faire face aux enjeux et aux défis auxquels nous sommes, et serons confrontés, actuellement, et dans l’Avenir.

L’Ordre Economique est donc avant tout dans une recherche permanente d’efficacité et de rationalité.

Une efficacité qui fait défaut à une économie de type capitaliste. Car il est clair que, du fait du Désordre Economique, l’économie capitaliste actuelle est totalement inapte, inefficace et incapable de remplir son rôle d’économie répondant de façon efficiente aux besoins de l’Humanité et lui garantissant un Avenir sûr, juste et durable (la situation dramatique actuelle prouve à elle seule cette inefficacité).

Le maintien d’un système économique de type capitaliste est donc proscrit.

Ainsi, l’établissement de l’Ordre Economique implique une sortie progressive, mais totale, du système économique actuel et donc de toutes les instances régulatrices (ou anti-régulatrices) de ce système.

L’économie ne peut et ne doit pas dépendre de quelques acteurs qui n’agissent que dans le sens de leur intérêt privé égoïste.

L’économie est une chose trop sérieuse pour qu’on la confie aux capitalistes.

Elle est aussi trop sérieuse et trop importante pour qu’elle soit soumise à une idéologie, qu’elle soit capitaliste ou autre.

Le fonctionnement de l’économie doit tout simplement revenir aux origines fondamentales de l’économie, à savoir que l’économie n’a pour seule fonction que la satisfaction des besoins humains ainsi que l’épanouissement des individus dans un cadre sûr, juste et durable.

Seront donc exclues de l’Ordre Economique toutes références à la croissance et aux thèses utopistes libérales de libre échange ou de libre concurrence, et toutes les autres références idéologiques qui éloignent l’économie de sa fonction originelle.

L’Ordre Economique sera donc fondé sur le fonctionnement le plus logique et le plus rationnel qui soit, hors de toutes considérations de profits ou d’idéologies.

Pour soustraire l’économie de la dangereuse logique de profits, il convient de la confier au seul acteur à vocation d’intérêt général : l’Etat.

Car seul l’Etat peut agir dans le sens de l’intérêt général, donc des intérêts particuliers et individuels, sans chercher à savoir si une action est économiquement « rentable » ou non.

De plus, seul l’Etat, grâce à ses moyens conséquents, peut avoir à tout moment une vision claire et précise de l’ensemble de l’économie, ce qui la soustrait à toutes les dangereuses activités de spéculation, et ce qui permet de cibler précisément et rapidement les éventuels dysfonctionnements pour ensuite y remédier et assurer ainsi en permanence le bon fonctionnement de l’économie, et donc de la société.

Par ailleurs, l’Ordre Economique nécessite d’orienter régulièrement et rapidement l’économie de façon à répondre au mieux aux besoins réels des individus, et donc de la société, assurant ainsi la bonne marche et le progrès pour notre civilisation. Or, seule une économie sous contrôle étatique peut totalement, régulièrement, rapidement et efficacement être orientée de la sorte.

Il est donc impératif pour l’établissement de l’Ordre Economique et pour celui du Post-Capitalisme que l’économie soit maitrisée et contrôlée par l’Etat, c’est d’ailleurs à cette seule condition que pourra s’opérer pleinement, et à temps, une réelle «transition écologique».

L’Ordre Economique permet de mettre un terme à ce fléau structurel du capitalisme qu’est le chômage, d’aboutir mécaniquement au plein emploi permanent, avec toutes les conséquences positives que cela implique.

Une économie sous contrôle étatique implique en effet que tous les acteurs de cette économie travaillent, directement ou indirectement, pour l’Etat. L’Etat est donc leur « employeur » , et peut ainsi, en fonction des objectifs de production programmés et du nombre d’actifs, ajuster de façon précise le temps de travail et les gains de productivité, en permettant alors de garantir à la fois le plein emploi permanent, et un temps de travail hebdomadaire minimal, laissant aux individus le temps de vivre et de s’épanouir autrement que par l’activité professionnelle.

L’Ordre Economique concrétise également la nécessité de relocaliser l’économie, de la rapprocher de ceux qui en bénéficient et qui en sont les acteurs.

L’Ordre Economique se fonde non pas sur une économie hégémonique, centralisée et uniforme, mais sur une multitude d’économies locales (donc réellement adaptées aux besoins et aux contextes locaux) , reliées entre elles et coordonnées au niveau national, formant un ensemble cohérent.

L’avènement de l’Ordre Economique, c’est l’avènement d’une économie maitrisée, enracinée dans la réalité, une économie adaptée à l’Homme et à la Vie, une économie raisonnable, qui n’est plus guidée par l’accumulation quasi pathologique de profits, mais plutôt par la volonté commune de tous ses acteurs d’œuvrer à la satisfaction des besoins de tous.

Enfin, et c’est le plus important, l’établissement de l’Ordre Economique permet à notre civilisation de franchir une nouvelle marche indispensable du progrès.

Car l’Ordre Economique instaure une économie viable, durable et pérenne.

La production des biens et des services répond à un impératif permanent d’optimisation maximale des ressources et des matières premières.

Le recyclage se voit généralisé et, lui aussi, optimisé, ce qui permet une quasi autonomie, ou autosuffisance, économique, renforçant donc notre indépendance nationale, tout en limitant et en économisant au maximum la consommation de ressources et de matières premières, ce qui sécurise alors considérablement notre Avenir, et ce qui permet de réduire drastiquement notre impact environnemental.

L’Ordre Economique permet alors l’établissement d’une économie efficace et rationnelle, juste et sûre, viable et humaine, dans laquelle l’individu est respecté, la nature préservée, et l’Avenir de notre civilisation, garanti.

L’établissement de l’Ordre Economique permet par sa modernité et son efficacité l’établissement de l’Ordre Social, lui-même pilier fondamental de l’ère Post-Capitaliste.

  • LOrdre Social :

L’établissement de l’Ordre Social est indispensable à cette évolution Post-Capitaliste pour laquelle il constitue un préalable.

L’Ordre Social garantit le bon fonctionnement de la société ainsi que l’épanouissement complet des individus qui la composent.

L’Ordre Social s’obtient d’abord grâce à l’Ordre Economique. Car, du fait de l’Ordre Economique, l’économie répond à tous les besoins élémentaires et fondamentaux de la société ainsi qu’à tous les besoins particuliers des individus.

Les inégalités sociales sont donc fortement réduites, tout en préservant et en valorisant l’identité individuelle et les différences propres à chaque membre de la société.

L’économie devient une économie juste et humaine, où toutes et tous participent, où le temps de travail est minimal et le chômage inexistant.

Ainsi, l’Ordre Economique génère l’Ordre Social en garantissant le Présent et l’Avenir à la société et aux individus.

De plus, l’économie ne crée plus sans cesse, pour s’autoalimenter, des besoins, souvent inutiles, de consommation et d’opulence, grâce à la fin du matraquage publicitaire, du conditionnement consumériste et de la culture de consommation en vigueur auparavant. La consommation n’est plus l’objectif prioritaire, et perpétuel, des individus. Ce qui amène les individus à redévelopper leurs caractéristiques propres et de ce fait à redevenir réellement des individus.

Ces individus sont donc amenés à se définir autrement que par le travail, la consommation et la comparaison avec un idéal de vie décadent diffusé et rapporté par les médias, un idéal de vie si présent qu’il devient une norme inconsciente et largement admise. La disparition de cette norme oblige les individus à développer eux-mêmes leur idéal de vie, un idéal qui est alors souvent différent de celui de décadence, d’opulence et de consommation inculqué jusqu’alors. Ainsi l’Ordre Social permet aux individus de redevenir eux-mêmes et de développer leur propre philosophie, leur propre idéal d’existence.

Par ailleurs, l’Ordre Economique générant notamment une économie juste et de plein emploi, une grande partie des rancœurs, des jalousies, et des haines disparaissent car elles n’ont plus lieu d’être. C’est la fin, au moins partielle, des discriminations de type racistes ou sexistes qui trouvaient essentiellement leur source dans les difficultés socio-économiques, les inégalités, la précarité et le chômage massif.

Là encore, l’Ordre Economique est un facteur de stabilité, de cohésion sociale, donc d’Ordre Social.

L’Ordre Social se fait aussi ordre moral. Car il s’accompagne d’une réintroduction de normes, de valeurs, d’une morale dans la société.

C’est une nécessité impérative pour répondre au Désordre Social.

Il faut redonner des repères aux individus, un cadre normatif garantissant une base commune à tous, renforçant alors la cohésion sociale et nationale.

Cette morale n’est bien sûr pas un carcan de restrictions dogmatiques, mais un ensemble de normes, de principes et de valeurs, qui, autrefois véhiculés par la famille ou l’école, s’émiettent aujourd’hui de plus en plus au profit d’un sentiment de vide ressenti par les individus, et notamment les plus jeunes, comme une liberté absolue, dont ils tentent d’atteindre les limites par des comportements extrêmes, parfois criminels, et souvent dangereux.

Enfin l’Ordre Social s’obtient en garantissant à toutes et à tous les moyens de s’épanouir pleinement, donc culturellement et intellectuellement.

Il est nécessaire pour cela de fournir à la société dans sa totalité un libre accès à la Culture (historique, littéraire, musicale, contemporaine..) en généralisant la gratuité d’accès aux lieux culturels et artistiques, mais surtout en propageant et en développant la soif et le désir de connaissance à travers la société et tous les individus qui la composent. C’est ainsi que disparaitra la sous-culture consumériste, et la médiocrité culturelle abêtissante et décadente.

L’excellence culturelle, intellectuelle, philosophique et artistique devient alors la norme grâce notamment au développement chez les individus, dès le plus jeune âge, de leurs esprits créatif et critique, de leurs capacités artistiques, de leur philosophie propre et de leur soif de connaissance.

L’Ordre Social produit ainsi une société de « bouillonnement » intellectuel, d’échanges, de création artistique permanente, et donc un contexte d’excellence culturelle et de progrès qui ne peut être que bénéfique à la société et aux individus.

En donnant à chaque individu les moyens de subsister, de vivre décemment, et même confortablement, en développant sa compréhension du monde, des autres et de lui-même, en lui donnant de paisibles moyens d’expression et d’extériorisation, et en redonnant une éthique et une morale à la société, on aboutit à une harmonie sociale et à une excellence culturelle, artistique et philosophique en perpétuel progrès.

Les individus redeviennent eux-mêmes, ils se retrouvent, réapprennent à communiquer autrement que par la violence, la concurrence ou le conflit.

Ils redéveloppent leurs sensibilités artistiques et intellectuelles, réapprennent à vivre, et à vivre ensemble, en harmonie, et en paix.

La société devient une société où toutes et tous, quel que soit le sexe, l’âge ou l’origine, peuvent trouver une place et une fonction digne de leurs aspirations et de leurs espérances.

L’Ordre Social n’est plus subi, il n’est pas contraint, il devient alors voulu, compris de tous et même souhaité par tous.

La société Post-Capitaliste est alors une société d’intégration, de respect, d’harmonie et de cohésion.

Elle est ainsi une société stable, juste et sûre, donc pérenne.

Dans ces conditions, l’Ordre Politique peut pleinement se développer.

  • LOrdre Politique :

L’Ordre Politique est lui aussi un impératif pour l’établissement complet du Post-Capitalisme. Il en est l’instigateur et le garant. Il permet au même titre que l’Ordre Social, et en complémentarité avec lui, la stabilité sociale et la cohésion nationale.

Pour s’installer, ce système novateur nécessite une action politique et étatique et déterminée. Une telle politique volontariste ne peut provenir que d’une société où prévaut l’Ordre Politique.

L’Ordre Politique se caractérise d’abord par un Etat fort, laïque, et souverain, affranchi de toutes les tutelles qui pesaient sur lui auparavant et qui l’empêchaient d’agir réellement, pleinement et efficacement.

Par conséquent, aucune instance supranationale ne peut revendiquer sur lui une quelconque autorité ou influence qui atteindrait sa capacité d’action, sa souveraineté propre et donc le processus d’établissement Post-Capitaliste.

Ces instances sont d’ailleurs souvent dotées d’un mode de fonctionnement totalement dénué de démocratie, et aveuglées par les dogmes, leur légitimité est donc très contestable.

Libéré de ces chaînes, c’est l’Etat qui retrouve sa légitimité et sa crédibilité aux yeux de la population. Il redevient l’Etat protecteur, celui qui garantit un cadre sûr où les membres de la société peuvent librement évoluer.

L’Etat redonne donc des repères à une population qui les avait perdus lors de l’ouverture à la mondialisation capitaliste.

Un autre point majeur est au centre de l’Ordre Politique. Il lui est indispensable, et peu aisé à obtenir malgré son caractère naturel.

Il s’agit du Rassemblement.

Pour pouvoir agir efficacement et rapidement, l’Etat doit pouvoir compter sur la population et sur son soutien.

Pour cela il est nécessaire que celle-ci soit rassemblée et unie pour le combat commun en faveur de l’entrée dans l’ère Post-Capitaliste.

La population doit être rassemblée, rassemblée pour enfin avancer.

Rassemblée sans se préoccuper des clivages politiques et idéologiques souvent dépassés.

Les divisions politiques sont un luxe que nous ne pouvons plus nous permettre.

Les enjeux et les défis à venir sont tels, que nos divisions, stériles et contreproductives, paraissent dérisoires, dépassées, et surtout, dangereuses.

L’Ordre Politique nécessite donc le Rassemblement de la Nation.

La population doit dorénavant faire bloc contre les menaces à venir. Nous avons certainement entre nous plus de points communs que de différences, et il est maintenant question de notre survie, en tant que civilisation, et en tant qu’espèce.

Il est question de la survie de la Vie.

Le Rassemblement parait donc face à cet enjeu une condition bien futile aux vues des lourdes, et funestes conséquences que subiraient la population et la Nation en cas d’échec.

Mais rassembler n’est pas fusionner. L’Ordre Politique ne nécessite pas la disparition de la diversité, cette diversité qui constitue la richesse de notre Nation, et de notre civilisation. La diversité doit être une force, et non une faiblesse, quand, comme aujourd’hui, elle se traduit par de stériles divisions uniquement promptes à enliser notre pays et notre civilisation dans le cercle vicieux des cinq Désordres.

L’Ordre Politique repose sur un Rassemblement préservant la diversité de la population et qui lui permet d’être soudée dans les moments les plus difficiles, et dans ceux, historiques, qui consistent à avancer vers le Post-Capitalisme, donc à bâtir l’Avenir.

Cette diversité est même une priorité. Aucun système, aucun concept, aucune idéologie, ne peut en effet se prétendre idéal, ni totalement efficient. Les erreurs doivent être identifiées au plus tôt, pour ensuite être corrigées.

En conséquence, l’Ordre Politique instaure l’application nécessaire de « l’Evolution Permanente », caractérisée par la recherche systématique d’erreurs, par le débat, la critique, la correction, la mise à jour et donc l’évolution permanente du Post-Capitalisme, qui doit impérativement s’inscrire dans le pragmatisme plutôt que dans le dogmatisme.

L’autocritique n’est cependant jamais facile, c’est donc pour cela que la diversité doit être encouragée et cultivée au sein du Rassemblement précédemment évoqué, c’est à la fois un droit démocratique, et une nécessité structurelle.

C‘est également pour concrétiser ce concept d’Evolution Permanente qu’il est nécessaire de faire renaitre, via la Citoyenneté, les souverainetés des individus.

La multiplicité des souverainetés individuelles est en effet le meilleur contre-pouvoir qui soit.

Par conséquent, l’établissement de l’Ordre Politique nécessite impérativement chez la population une renaissance du sentiment de citoyenneté, aujourd’hui malheureusement disparu, oublié, négligé. Car c’est à cette seule condition que la Démocratie peut redevenir réelle, totale, et donc efficace.

Le maintien du système actuel de démocratie est incompatible avec l’Ordre Politique.

Le pouvoir politique ne peut, et ne doit, être laissé entre les mains de citoyens qui n’ont ni la volonté, ni la capacité de l’être. Ainsi, la renaissance de la citoyenneté est une priorité pour l’Ordre Politique car sinon la démocratie n’en est plus une, elle nourrit le Désordre Politique, et empêche l’évolution nécessaire vers le Post-Capitalisme.

Pour faciliter le retour de la Citoyenneté, pour enfin ré-amener la population à se préoccuper de son sort, et de son Avenir, pour sortir notre pays du fatalisme et le préserver des extrémismes ultranationalistes, xénophobes, néolibéraux, ou même religieux, il est nécessaire d’innover, et ainsi de redonner à la Politique la valeur qui devrait être la sienne.

Le mode d’action politique doit donc être organisé de façon à marquer une différence profonde avec les actions politiques passées, en concrétisant en permanence les paroles en actes, en agissant dès que nécessaire, sans attendre de diriger, en mêlant l’action politique et l’action concrète, directe, locale et nationale.

Agir partout, pour tous, tout le temps, et ensemble.

C’est cela aussi, la Politique.

Et c’est là le premier acte constitutif de l’Ordre Politique.

L’Ordre Politique est donc avant tout à la recherche de la Citoyenneté et de la Démocratie qui en découle. Car quand la Citoyenneté aura été retrouvée, et la Démocratie réellement établie, les citoyens, qui seront alors responsables et conscients de la situation actuelle et future, feront le choix de l’Ordre Politique, qui sera donc admis et choisi, et de ce système, car seule l’entrée dans cette ère Post-Capitaliste permettra d’éviter la fin funeste qui nous est actuellement promise et à laquelle tous les gouvernements passés nous ont conduits.

L’Ordre Politique est une condition primordiale pour l’établissement du modèle Post-Capitaliste. Il permet à l’Etat de retrouver sa puissance, sa capacité d’action, sa souveraineté, son indépendance et sa légitimité. Ainsi la population peut de nouveau être protégée, et retrouver des repères indispensables.

L’Ordre Politique permet le Rassemblement de la Nation, la disparition des clivages politiques obsolètes, tout en garantissant la préservation de la diversité de notre pays et en encourageant la critique et le débat, garantissant alors l’Evolution Permanente donc la pérennité du Post-Capitalisme.

Enfin l’Ordre Politique restaure la Démocratie en faisant renaitre chez la population les souverainetés individuelles, le sentiment de Citoyenneté et la volonté d’Agir, garantissant ainsi le Pacte Démocratique pour lequel tant d’Hommes et de Femmes sont tombés au cours de l’Histoire.

L’Ordre Politique, c’est l’aboutissement de la République, et son plein accomplissement.

  • LOrdre International

L’Ordre International est le plus difficile et le plus long à obtenir.

Il est cependant indispensable à l’accomplissement d’un des buts du modèle Post-Capitaliste, qui est celui de toutes et de tous, caractérisé par l’établissement d’un monde de paix, de justice, de prospérité, et de complémentarité positive avec notre environnement.

Ce but n’est pas une utopie, mais une nécessité vitale. Une nécessité qui doit donc par conséquent devenir la priorité de tous les gouvernements de toutes les Nations de ce monde.

Pour que l’Ordre International soit pleinement accompli, il convient d’établir le processus d’évolution vers le Post-Capitalisme dans la totalité des pays et ainsi faire entrer le monde entier dans cette nouvelle ère, loin de la situation chaotique et sombre qui est malheureusement notre actualité.

En effet, en établissant l’Ordre Economique, donc le pragmatisme réel, éclairé, dans tous les pays, on débarrasse enfin le monde de cette course perpétuelle et destructrice aux ressources et aux matières premières, donc de la concurrence entre les Nations et des innombrables conflits et tensions qui en découlent.

En établissant le Post-Capitalisme, on préserve les peuples d’inévitables guerres fratricides, et à grande échelle, pour le contrôle et la possession des dernières ressources existantes.

Pour faire face au Désordre International, de plus en plus de dirigeants, et de personnalités influentes, appellent à l’avènement d’un « Nouvel Ordre Mondial », concept vague et variable, le plus souvent concrétisé par une (ou plusieurs) entité supranationale, capitaliste voire néo libérale, probablement antidémocratique et liberticide.

C’est là une erreur fondamentale. Car ce sont justement cette supranationalité aveuglément dogmatique et cet antidémocratisme qui sont à l’origine du Désordre International qui s’installe, et de nombre de Désordres qui agitent ce monde et le précipitent vers le gouffre.

Persévérer dans cette voie, c’est aggraver ces Désordres, les accentuer en un Nouveau Désordre Mondial.

Persévérer dans cette voie, c’est tout simplement choisir la voie du chaos général, c’est faire exactement le contraire de ce qu’il est nécessaire de faire.

La solution au Désordre International passe obligatoirement par la souveraineté et l’entente éclairée d’Etats Démocratiques, et donc par la citoyenneté pleine et active pour tous les peuples du Monde.

Ainsi, il est nécessaire, et même primordial, que les nations Post-Capitalistes s’entendent, s’allient et coopèrent au sein d’institutions internationales.

C’est logique, c’est indispensable.

Mais en aucun cas, il ne doit y avoir atteintes aux souverainetés nationales, car ce serait alors une menace directe, et contre-productive, à l’Ordre Politique, donc au Post-Capitalisme.

Et, de fait, ces atteintes aux souverainetés nationales n’ont même pas lieu d’être, puisque les nations Post-Capitalistes sont Démocratiques, éclairées, guidées par la logique, le pragmatisme global, et la recherche permanente de rationalité, donc de paix.

L’entente, la compréhension et la coopération doit prendre le pas sur l’obligation, la contrainte aveugle, et la supranationalité antidémocratique.

Et c’est en montrant l’ouverture diplomatique, la volonté de coopération et de compréhension, et non d’hégémonie ou de concurrence, dont font preuve les nations Post-Capitalistes que naitra la voie alternative d’un monde apaisé, cogéré, viable et sûr, une voie exemplaire sur laquelle pourront s’engager progressivement les autres nations du monde.

Et c’est ainsi, Etat après Etat, peuple après peuple, que le monde entier poursuivra son évolution, par la voie du Post-Capitalisme, c’est ainsi que s‘éteindra enfin le Désordre International au profit de l’Ordre International.

Enfin, la stabilité et la logique globale découlant de cet Ordre International permettent et facilitent l’établissement du dernier pilier du Post-Capitalisme qu’est l’Ordre Environnemental.

  • LOrdre Environnemental :

L’établissement de l’Ordre Environnemental est le plus grand défi qui se pose à l’Humanité.

Car pour la première fois de son histoire, l’Humanité a réussi à changer, artificiellement, négativement et en à peine un siècle, le climat terrestre.

Or, plus le temps passe, plus ce terrible changement gagne en importance.

Et plus le temps passe, plus ce changement devient irréversible.

Nous approchons le point de non retour, peut être l’avons-nous déjà franchi, même si on peut le fixer, de façon optimiste, à 2010-2015. Passé ce délai, nous n’auront plus le temps d’inverser, ou de limiter ce processus.

Le réchauffement climatique s’autoalimentera, menacera et fera alors disparaitre à court terme (moins d’un siècle) une grande partie des espèces vivant sur Terre (celle-ci ne pouvant subsister car un changement aussi rapide et brutal ne leur laisse pas le temps de s’y adapter).

Notre responsabilité est immense. C’est pourquoi nous avons le devoir, l’obligation vitale et morale de réagir, et ce au plus vite, avant que notre Avenir ne soit définitivement compromis.

Ce n’est qu’en faisant évoluer notre civilisation vers le Post-Capitalisme que nous pouvons éviter ce destin tragique.

Cela passe par l’inévitable, et souhaitable, établissement de l’Ordre Environnemental.

L’Ordre Environnemental s’obtient d’abord grâce à l’établissement de l’Ordre Economique.

L’Ordre Economique produit en effet une économie relocalisée, viable et durable, où le recyclage est systématique, et donc où les ressources et les matières premières sont utilisées de la façon la plus optimale possible. On garantit ainsi des stocks de ressources pour l’Avenir. L’économie possède enfin un mode de fonctionnement orienté sur le long terme, écologiquement responsable et surtout respectueuse.

Respectueuse de la Nature, respectueuse de tout ce qu’elle nous offre.

Sur le même principe, l’Ordre Environnemental est caractérisé par un mode de production, d’approvisionnement et de consommation qui a pour priorité un impact sur la Nature le plus minimal possible.

Il est impératif que cette priorité soit suivie de la production à la destruction et au recyclage de la totalité des produits.

Grâce à la mise en place et à la généralisation de cette priorité, notre impact environnemental devient minimal, et les pollutions, quelles qu’elles soient, le deviennent également.

Ainsi, on préserve notre environnement, on préserve notre cadre et notre qualité de vie.

Et enfin l’Homme se montre responsable, et respectueux envers son environnement.

Il retrouve sa moralité, sans pour autant renoncer totalement à son mode de vie.

Un autre aspect de l’Ordre Environnemental, lui aussi lié à l’Ordre Economique, s’exprime dans le nouveau mode de production et d’acheminement énergétique et dans l’utilisation de cette énergie.

L’énergie est aujourd’hui indispensable à notre civilisation moderne et la production de cette énergie est à l’origine d’une part considérable des émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique.

Pour satisfaire les exigences prioritaires de l’Ordre Environnemental, la production énergétique doit rapidement se faire uniquement par des énergies renouvelables et propres, avec un impact environnemental nul ou quasi nul.

Il est donc nécessaire, pour une efficacité et une rentabilité énergétique maximale, que la production énergétique soit décentralisée (au niveau local) de sorte que celle-ci réponde au mieux aux besoins locaux et que le gaspillage par les déperditions énergétiques, dues au transport, soient les plus minimales possibles.

Dans le même esprit de respect de l’environnement et de vision à long terme, la conception, la production et le fonctionnement des véhicules doivent être avant tout caractérisés par la recherche d’optimisation et d’économie maximale des ressources, et d’énergie.

Tout comme pour toutes les villes, les logements et les bâtiments pour lesquels un effort prioritaire doit être fait en faveur d’une isolation maximale, donc de déperditions énergétiques minimales, et d’une rationalisation énergétique maximale. Ce qui contribue à une diminution et une optimisation générales des besoins énergétiques, combinées à une adaptation de ces infrastructures pour faire face aux nouvelles menaces climatiques, nées du Désordre Environnemental (cyclones, inondations etc..).

Le but recherché étant toujours de rendre notre impact sur l’environnement et la nature le plus minimal possible, et de donner aux Hommes des lieux de vie sains et sûrs.

L’établissement de l’Ordre Environnemental s’accompagne de l’adoption par l’Homme d’un comportement nouveau à l’égard de son environnement, de la Nature et des autres espèces, qu’elles soient végétales ou animales.

C’est la fin du temps où l’Homme pouvait se comporter impunément envers les autres espèces, la fin de son anthropocentrisme. Nous devons établir un rapport d’osmose, de complémentarité et de respect envers la Nature dans sa globalité.

Cela implique une nouvelle façon de se comporter, une nouvelle façon de vivre.

Ainsi, les considérations d’exploitation, de profits ou de rentabilité n’ont plus lieu d’être. Chaque espèce doit être protégée, dans la loi comme dans les faits, et préservée de toutes les influences néfastes que peuvent potentiellement générer les activités humaines. Ce sont ces activités qui doivent donc s’adapter, c’est à l’Homme de redevenir respectueux.

Par conséquent, il apparait indispensable que l’Homme traite avec un respect total les espèces végétales et animales impliquées dans le processus d’élevage et de production alimentaire. Cela passe par l’organisation, par la planification de la production alimentaire afin de limiter au maximum les gaspillages, les destructions de vies inutiles, et les atteintes aux écosystèmes.

L’alimentation doit impérativement devenir un facteur d’équilibre à la fois pour l’Homme et pour la Nature, elle doit par conséquent devenir totalement et réellement équilibrée, saine, biologique, mais surtout accessibles à toutes et à tous.

C’est une évidence : l’alimentation doit tout simplement redevenir naturelle.

L’Ordre Environnemental ne peut tolérer la souffrance animale, surtout si celle-ci est inutile, car elle est contraire à sa base fondamentale qu’est le respect, le respect de toutes les formes de vie. En conséquence, les expérimentations scientifiques impliquant des vies animales doivent voir leur protocole redéfini, et refondé pour en exclure la souffrance et réintroduire ce respect si indispensable à l’équilibre général de la société et de notre civilisation. Les protocoles expérimentaux alternatifs à ces expériences sur des êtres vivants doivent donc être encouragés, soutenus et généralisés. Cette « moralisation » ne constitue en aucun cas un obstacle au progrès scientifique. Ce progrès est une priorité dans l’ère Post-Capitaliste.

L’Ordre Environnemental ne fait là que concilier le respect du vivant et le progrès scientifique. On retrouve là la volonté permanente de réduire au maximum l’impact de l’Homme sur son environnement et le reste de la Nature.

L’Ordre Environnemental est une composante essentielle du Post-Capitalisme. Respecter l’environnement et les autres espèces est un devoir moral, et vital, pour l’Homme, surtout après l’action extrêmement nocive et négative que fut la sienne  au cours des derniers siècles.

La Terre ne nous appartient pas. Nous la partageons avec les autres espèces, et il convient donc de se comporter respectueusement envers ces autres espèces.

Il est plus que temps de devenir sérieux, moral et rationnel dans le domaine environnemental (comme dans les autres). Il est temps d’arrêter de penser le monde comme au service de l’Homme, car c’est un tel comportement qui nous a amené à la situation critique à laquelle nous sommes aujourd’hui confrontés.

La Terre n’est pas notre terrain de jeu, elle est notre lieu de vie, comme celui des autres espèces dont nous dépendons pour survivre.

Nous ne pourrons assurer notre Avenir qu’en tenant compte de ces principes, et donc, qu’en établissant l’Ordre Environnemental, et le Post-Capitalisme.

CONCLUSION


La situation actuelle est grave.

La situation actuelle, par son caractère inédit et exceptionnel, nécessite l’émergence et l’établissement d’une alternative toute aussi inédite.

Il est maintenant plus que temps de donner à notre civilisation comme à notre pays cette impulsion nouvelle qui leur fait jusqu’alors cruellement défaut.

Mais cette impulsion ne peut et ne doit en aucun cas faire référence à un modèle du passé, car ceux-ci ont tous montré leur faillibilité à moyen, voire à court terme, et ont contribué, de façon directe ou indirecte, à la mise en place de cette situation chaotique et dramatique qui est notre actualité.

Par ailleurs, ce système alternatif doit être efficient, performant et ce, rapidement.

Il doit pouvoir répondre aux nombreux Désordres qui menacent, dorénavant à court terme, la survie de notre civilisation.

Ce système doit pouvoir anticiper la possibilité de désordres futurs, et être capable de s’y adapter de lui-même et rapidement, capable de reconnaitre ses erreurs et de les corriger, de façon purement rationnelle et pragmatique.

Pour toutes ces raisons, il apparait clairement que le Post-Capitalisme présenté ici symbolise l’avènement de ce système alternatif tant attendu, celui qui représente la prochaine étape de l’évolution de notre civilisation et de notre pays.

Aujourd’hui, nous ne sommes plus dans le registre de l’option, du questionnement, de la possibilité.

Il s’agit maintenant d’une obligation, d’une nécessité. Ne renonçons pas à cette chance que nous avons de pouvoir encore éviter ce futur si sombre vers lequel nous courrons.

Nous avons une alternative. Nous ne l’aurons bientôt plus.

Il s’agit maintenant de faire le choix rationnel.

Il est encore temps.

Ce choix ne se fera pas tout seul, ne se fera pas sans vous.

Jamais dans l’Histoire, un peuple, une civilisation, ne fut confronté à une telle situation, à un tel choix. Le choix que nous ferons, le choix que vous ferez, sera déterminant, et définitif : faisons le bon.

De l’issue de ce choix dépend notre Avenir, notre Futur, mais aussi notre Présent.

Le temps est venu pour tous ceux qui n’étaient jusqu’alors qu’observateurs, spectateurs, de devenir enfin acteurs de leur destin, acteurs de l’Histoire.

Car c’est peut être notre dernier combat.

Nous n’avons plus le droit à l’erreur.

Le moment est venu.

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ANNEXES

L’ampleur des cinq Désordres, leur étendue future, le caractère dramatique de la situation et la nécessité urgente d’un nouveau système s’illustrent encore davantage par les données et les chiffres suivants.

Annexe 1 :

1820 : 1 milliard (habitants)

1960 : 3 milliards

2005 :  6.5 milliards

2020 : 7.8 milliards (prévisions)

2050 : 9 milliards (prévisions)

Evolution historique de la population mondiale

(Sources : Banque Mondiale, Nations Unies)

Annexe 2 :


PIB mondial en 1820 :    694.4 milliards de dollars

PIB mondial en 1998 :  33 726 milliards de dollars

(en dollars internationaux de 1990, Sources : OCDE)

Disparition des ressources naturelles

*tep: tonne équivalent pétrole

(Sources : AEI, GDF, USGS)

Voilà les principales matières premières amenées à disparaitre rapidement du fait de l’exploitation intensive par l’Homme de son environnement.

Cette liste est bien sûr non-exhaustive. Beaucoup d’autres ressources viendront rapidement à manquer.

Par exemple, l’antimoine (métallurgie, pharmacie..), le tantale (électronique..), le terbium (piles à combustible..), l’hafnium (industrie nucléaire..), ou encore l’indium (mécanique, verrerie..) sont des ressources dont les réserves seront épuisés avant 2050, voir avant 2020 pour certaines.

Il faut aussi préciser que ces chiffres sont fournis en prenant en compte le « rythme de production actuel ». Or, cette production va considérablement augmenter du fait de la demande exponentielle des pays émergents (Chine, Inde, Brésil etc..) en plein développement.

En conséquence, la disparition de ces ressources sera probablement encore plus rapide.

Le cas de l’énergie est emblématique des situations de pénuries à venir :

Consommation de pétrole :

- Entre 1859 et 1968 :        200 milliards de barils

- Pour la seule année 2006 : 30 milliards de barils

Le pic pétrolier (« pic de Hubbert ») peut raisonnablement être situé avant 2010, après ce pic, la production diminuera invariablement, du fait de l’épuisement des gisements pétrolifères, tandis que la demande continuera d’augmenter.

La consommation de gaz naturel a été multiplié par 6 entre 1965 et 2005, et devrait doubler d’ici à 2030.

Les réserves de gaz naturel sont estimées à 60 ans au rythme de consommation actuel, or celle-ci devrait doubler avant 2030, ces réserves sont donc très limitées, presque tout autant que ne le sont celles du pétrole.

Les réserves mondiales d’uranium exploitables à un coût admissible sont estimées à 3.13 millions de tonnes. Au rythme actuel de production, il reste 32 années de réserves. Depuis 1989, la consommation est supérieure à la production.

Le prix de l’uranium a été multiplié par 10 en quatre ans.

La pénurie d’uranium se produira sans doute dès 2015.

Annexe 3 :

La consommation d’eau dans le monde a été multipliée par 6 en un siècle.

D’ici 2025, près de 2 milliards de personnes vivront dans des régions victimes de pénuries d’eau absolues, et 2/3 de l’Humanité sera exposée à des situations de stress hydrique, la quantité d’eau disponible par personne tombera probablement à la moitié du niveau actuel.

A l’heure actuelle, près de 4000 enfants meurent chaque jour du manque d’eau potable.

La situation va encore s’aggraver du fait de l’intensification de l’agriculture et du réchauffement climatique, ce dernier est déjà responsable de 20% de l’augmentation mondiale des pénuries d’eau.

Plus de 800 millions de personnes n’ont pas accès à une nourriture suffisante et appropriée.

La faim demeure aujourd’hui la principale cause de mortalité dans le monde. Une personne meurt de faim toutes les 4 secondes.

Nous sommes moins de 7 milliards, dans 40 ans nous seront 9 milliards, et la surface des terres fertiles, cultivables, diminue de 200 000 km2  par an.

Par ailleurs, un facteur de plus aggrave et aggravera considérablement les famines et la malnutrition : celui de la spéculation. Les investisseurs spéculent désormais sur les denrées alimentaires, provoquant une hausse continue des cours, donc des prix.

Les cours du blé, du soja et du maïs ont plus que doublé depuis un an.

Pour vivre correctement et activement, un être humain a besoin entre 2000 et 2400 calories par jour.

Actuellement, la production alimentaire mondiale permettrait de nourrir tous les humains avec 2700 calories par jour.

(Sources : FAO, Unicef)

Annexe 4 :

Le climat terrestre a connu un réchauffement de l’ordre 0.7 degré Celsius depuis 1900, essentiellement imputable aux activités humaines.

Ainsi, les émissions de CO² (un des principaux gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique) ont été multipliées par deux entre 1971 et 2007, et devraient augmenter d’au moins 130% avant 2050 selon l’AIE.

Selon le GIEC, on devrait connaitre une augmentation des températures pour le siècle à venir située entre 1.1 et 6.3 degré Celsius.

Le réchauffement climatique produit d’ores et déjà les conséquences suivantes avérées (alors qu’il n’est encore que de 0.7 degré Celsius) :

- augmentation des précipitations au Nord, diminution de ces précipitations au Sud.

- fonte et amincissement de la banquise en Arctique (la fonte totale de la banquise d’été interviendra entre 2015 et 2020), en Antarctique et au Groenland dont la fonte des glaciers contribuerait à 10% de l’élévation du niveau de la mer.

- augmentation probable de la fréquence et de l’intensité des cyclones.

- élévation du niveau de la mer de plusieurs dizaines de centimètres depuis 1900 selon le GIEC, due à la fois à la fonte des glaces et à la dilatation thermique.

- acidification rapide des océans et donc destruction de leur biodiversité

-  intensification des incendies et sécheresses, canicules

- réapparition et déplacement de maladies tropicales

- début du phénomène de migrations climatiques des populations exposées

- bouleversements et disparitions massives d’écosystèmes

Si la température globale moyenne augmente d’environ 3.4 degrés, près de 70% des espèces vivant sur Terre disparaitront.

Chaque jour, plus de 70 espèces disparaissent à jamais.

Le nombre de catastrophes naturelles dans le monde tend déjà à augmenter de façon exponentielle depuis le début du siècle (ce nombre a été au moins multiplié par 4 depuis 1900), avec une forte accélération ces dernières années, et devrait encore considérablement augmenter à cause du réchauffement climatique à venir.

(Sources : GIEC,ONU)

Annexe 5 :

Depuis 1998, les dépenses militaires mondiales connaissent une augmentation constante.

Elles s’établissent en 2007 à près de 1340 milliards de dollars (soit une hausse de 2,6% depuis 2006) .

La tendance est à l’augmentation générale des dépenses d’armements des Etats, notamment (et c’est assez inédit) en équipement de surveillances et de contrôles sur leurs propres populations.

Entre 2002 et 2007, le commerce des armes a connu une augmentation de 22% au niveau mondial.

C’est une nouvelle course à l’armement qui semble s’être engagée, de façon souterraine et discrète, mais bien réelle, entre les pays développés, les puissances en déclin, les puissances émergentes.

La course aux matières premières est d’ores et déjà lancée, ne serait-ce que pour le pétrole : les zones pétrolifères sont curieusement les zones les plus instables de la planète (Moyen Orient).

Il ne fait aucun doute que plus les ressources naturelles se feront rares et convoitées, plus les zones d’instabilité perpétuelle et explosive se

feront nombreuses.

(Sources : ONU, SIPRI)

Annexe 6 :

En France, la situation ne connait depuis des dizaines d’années que peu d’améliorations, et même une détérioration dans un certain nombre de domaines.

Le chômage structurel et la précarité sont omniprésents, et vont s’aggraver avec la crise économique dans les mois et les années à venir.

Ainsi, on compte depuis le début de l’année 2009 plusieurs dizaines milliers de chômeurs en plus chaque semaine.

Entre janvier 2008 et janvier 2009, le nombre de chômeurs de catégorie 1 a augmenté de 15,4%.

En Janvier 2009, toutes catégories confondues, on comptait plus de 3 327 000 demandeurs d’emplois inscrits.

Pour la seule année 2009, on commence à prévoir une augmentation du nombre de demandeurs d’emplois de l’ordre de 500 000 à 1 million, au moins.

La pauvreté est également omniprésente, on compte aujourd’hui plus de 13% de la population française sous le seuil de pauvreté.

En 2006, le nombre de ménages pauvres s’élève à 3 385 000, et le nombre de personnes pauvres, à 7 862 000 (pauvre : vivant sous le seuil de pauvreté, avec moins de 817€ par mois). A noter que parmi les 7 862 000 personnes pauvres, 4 216 000 vivent avec moins de 681€ par mois.

Le nombre de personnes sans logement ou mal logées s’élève à 3.3 millions, dont 100 000 Sans Domicile Fixe.

Entre 1980 et 2001, la vente d’antidépresseurs a été multipliée par 7.

A l’heure actuelle, plus de 5 millions de personnes en France consomment des antidépresseurs.

On dénombre en France 160 000 tentatives de suicides par an, et 10 000 décès par suicides chaque année.

En 2004, pour la première fois, le cancer est devenu la première cause de mortalité en France.

Chaque année, plus de  300 000 personnes sont touchées par un cancer, dont une grande partie est due à des substances introduites par l‘homme dans son environnement, notamment l’alimentation.

Le cancer tue chaque année en France plus de 150000 personnes.

Les délinquances sont également très présentes dans notre pays, en 2008, les violences aux personnes ont augmenté de 2.4%, et le nombre de personnes incarcérées est passé de 59 522 en 2006, à 64 003 en 2008.

En 2008, 3 558 000 crimes et délits ont été constatés.

L’endettement public est récurrent, et croissant.

Le déficit budgétaire de 2008 était de plus de 60 milliards d’euros, en 2009, il sera de plus de 103 milliards d’euros (un record).

La dette publique de la France s’élève à plus de 66% du PIB en 2008, soit plus de 1300 milliards d’euros.

(Sources : INSEE, Fondation Abbé Pierre, Ministère de la Santé)

Annexe 7 :

Le conditionnement publicitaire, moteur de la consommation, donc du capitalisme, s’est imposé dans nos sociétés d’une façon si conséquente que son influence sur les individus ne peut qu’être déterminante.

On compte ainsi aujourd’hui en France plus d’un million de panneaux publicitaires.

A titre d’exemple, le marché publicitaire mondial représentait en 2008 plus de 480 milliards de dollars.

Avant l’âge de 12 ans, un enfant aura été exposé à plus de 12 000 publicités, toutes formes confondues.

Nous subissons chacun environ 3000 publicités par jour en moyenne.

La publicité a aujourd’hui envahi tous les médias, et même davantage, elle est présente à la télévision, à la radio, dans les journaux, sur Internet, sur les murs, sur les voitures, sur les bus, sur les stylos, les tables, les vêtements etc…

On commence même à utiliser les hommes (volontaires !) comme supports publicitaires, via des tatouages promotionnels..

(Sources : R.A.P, SNPT)

Annexe 8 :

Questions – Réponses :

Tout dabord, comment pourrait-on résumer simplement le Post-Capitalisme, en quelques mots ?

Je considère le Post-Capitalisme comme le stade suivant de l’évolution de notre civilisation et de notre pays.

Il s’appuie sur cinq Ordres, que l’on peut résumer ainsi :

l’Ordre Economique est fondé sur la Raison ;

l’Ordre Social, sur la Justice ;

l’Ordre Politique, sur la Citoyenneté ;

l’Ordre International, sur la Paix ;

Et l’Ordre Environnemental, sur la Vie.

Le Post-Capitalisme tire en fait les conséquences des experiences politiques et idéologiques passées et présentes pour s’approcher, avec pragmatisme et objectivité, d’un optimum théorique viable et inédit. Le Post-Capitalisme peut alors représenter une alternative crédible au système actuel.

Le Post-Capitalisme est-il de droite ou de gauche ?

Je ne le dirai pas « ni de droite, ni de gauche ».

Je ne nie pas, en aucun cas, l’histoire de ces courants de pensées, et l’importance qu’ils tiennent dans notre pays.

Le Post-Capitalisme s’oppose au capitalisme, et ne s’inscrit pas dans la logique marxiste.

Il est avant tout pragmatique, s’appuie sur le constat des Désordres provoqués par le capitalisme et leur apporte les réponses adéquates, de façon avant tout rationnelle.

Le Post-Capitalisme s’appuie aussi sur le rassemblement au dessus des clivages, il ne les nie pas, il compose avec. Il se base, non pas sur le fait qu’il y a des différences au sein de la population française, mais sur le fait qu’il y a des points communs, et même plus de points communs que de différences dans cette population.

A partir de là, les questions de droite ou de gauche ne se posent pas.

Pourquoi utiliser le terme de  « Post-Capitalisme » ?

Nous vivons dans une société, dans un monde régit par le capitalisme.

Envisager le monde de demain amène logiquement à se définir par rapport au monde actuel, donc par rapport au capitalisme. Et ce capitalisme est voué à disparaitre, il faut donc construire « l’après capitalisme » d’où le terme de Post-Capitalisme .

Ce terme permet d’ores et déjà de dépasser “étymologiquement” l’horizon idélogique qu’incarne encore le capitalisme.

Le Désordre International amènera-t-il réellement à un conflit généralisé ?

Si le capitalisme perdure, ça ne fait aucun doute.

Chaque pays recherche la croissance, donc chaque pays consomme et détruit des matières premières, il est alors évident que les réserves de matières premières vont se faire plus rares. Les pays chercheront donc à se les approprier, le plus tôt possible, pour sécuriser leurs approvisionnements, pour garantir du « carburant » à leur machine économique.

Le pétrole et les innombrables conflits pour son contrôle constitue un exemple idéal.

Depuis des milliers d’années, la très grande majorité des conflits furent provoqués par la recherche et la possession de matières premières (eau, or, argent, sel, terres ..), pourquoi en serait-il autrement maintenant ? Et demain ? Demain où la population mondiale n’aura jamais été si nombreuse, et les matières premières jamais si convoitées ?

La seule façon de sortir de ce cercle vicieux réside dans l’établissement d’un nouveau mode de production, rationnel et viable : l’Ordre Economique, et d’une nouvelle logique, d’un nouveau paradigme en terme de relations internationales, l’Ordre International, pour passer d’un monde d’hégémonies et de concurrences à un monde de cogestion et de respect mutuel.

Peut-on se rejouir de la crise actuelle ?

Non. Elle est une des expressions concrètes du Désordre Economique inhérent au capitalisme. Cette crise devait arriver, elle n’est pas un aléa périphérique du système, elle fait partie de son mode de fonctionnement cyclique.

Cette crise, symbole du Désordre Economique, contribue également à l’expansion rapide des autres Désordres, tous ces phénomènes étant interdépendants, ils se renforcent aujourd’hui mutuellement, en un cercle vicieux.

Il ne faut donc pas se réjouir de cette crise, mais en prendre acte.

Son seul avantage est d’envoyer un signal clair à tout le monde : il faut changer.

Le capitalisme est-il perdu ? Ne pourrait-il pas se réformer, sadapter ?

Aujourd’hui, le capitalisme est de toute façon voué à l’échec, tôt ou tard.

Chacun des cinq Désordres prouve à lui tout seul que le capitalisme n’est pas viable.

Oui le capitalisme aurait pu être profondément réformé, pour devenir viable, pour instaurer un réel développement durable et social positif.

Oui tout cela aurait été possible.

Mais il aurait fallu que ce processus commence il y a au moins 50 ans.

A l’heure actuelle, il est impensable que le capitalisme puisse s’adapter efficacement, tout simplement parce qu’il n’y a plus le temps. C’est trop tard.

L’urgence est là, les Désordres n’ont jamais été si profonds et étendus, le pire est encore à venir.

Le capitalisme aujourd’hui, c’est l’idéologie du chaos.

Qui sont les responsables de cette situation chaotique ?

Lorsque les temps sont durs, il est courant de chercher des responsables, des boucs émissaires.

Mais ne nous y trompons pas, nous avons tous une part de responsabilité, chacun à notre niveau, ne serait-ce qu’en subissant sans réagir. Bien sûr, il y en a de plus responsables que d’autres, les gouvernements en premier lieu.

Mais l’heure n’est plus à chercher des coupables, nous le sommes tous d’une certaine façon.

L’heure est au rassemblement, puis à l’action.

Nous n’avons plus le temps de nous tourner vers le passé, nous devons maintenant avancer ensemble vers l’Avenir.

Pourquoi le moment est-il venu ? Pourquoi maintenant ?

Parce que quand on y regarde de plus près, on observe la conjonction des cinq Désordres.

On observe que tout se met en place pour donner la situation inédite d’un monde proche de l’autodestruction.

C’est d’ailleurs perceptible par tous, un climat malsain, diffus, semble s’être emparé de notre pays, et du reste du monde, on sent « qu’il doit se passer quelque chose ».

Nous sommes en fait à un moment clé de notre destin. N’attendons pas de voir les Désordres atteindre leur apogée, même si nous n’en sommes pas loin, car alors il sera trop tard.

Il est temps de reprendre la situation en main, maintenant, et de ne pas sombrer dans l’attentisme ou le fatalisme.

Le Moment est venu, tout simplement, parce que c’est maintenant, ou jamais.

TABLE DES MATIERES :

Préface 7

Introduction 13

I Le crépuscule dun monde : 19

Ÿ         Le Désordre Economique                                                                  23

Ÿ         Le Désordre Social                                                                               30

Ÿ         Le Désordre Politique                                                                         39

Ÿ         Le Désordre International                                                                45

Ÿ         Le Désordre Environnemental                                                        54

II Laube dune Ere Nouvelle : 65

Ÿ         L’Ordre Economique                                                                          67

Ÿ         L’Ordre Social                                                                                        73

Ÿ         L’Ordre Politique                                                                                  78

Ÿ         L’Ordre International                                                                         85

Ÿ         L’Ordre Environnemental                                                                89

Conclusion 97

Annexes 101

« Face aux grands périls, le salut nest que dans la grandeur »

Charles de Gaulle


________________________________________________


Achevé d’imprimer en Octobre 2009
par TheBookEdition.com
à Lille (Nord-Pas-de-Calais)

Dépôt légal : Octobre 2009

ISBN : 978-2-9534837-0-3

Imprimé en France

11 Commentaires laisser un →
  1. Jonathan permalien
    novembre 26, 2009 3:06

    Et moi. Citoyen, individu, humain, qu’est-ce que je peux faire, de mes 19 ans sur cette planète, de mes 2 mains. Qu’est-ce que je peux faire?

    Notre marche de manœuvre est bien limitée.
    Comment convaincre nos frères et soeurs de nous suivrent, quand on voit qu’ils sont totalement désintéressés de leurs propres sorts?

    Le Changement. Pourquoi pas? Mais comment envoyer l’impulsion première qui éveillera les consciences?

  2. février 8, 2010 1:45

    On parle trop de changement, mot de jeunesse, en fait il s’agit d’une transition …
    voir EvoluVe .. mais toute la difficulté du système est de faire sortir les gens de leur sort avec une prise de conscience que le système est vraiment pourrissant et avilissant.
    Jonathan, tu as une volonté, tu te demandes ce que tu peux faire ? .. et bien participer à ce qui t’entoures, t’y impliquer et dire comment tu souhaiterais que cela se passe, ou proposer toi-même ce que tu veux y faire … Tu sais faire pas mal de chose, et même de tes 2 bras, ton aide et ta présence sont précieuses.
    Si des jeunes viennent voir les mairies avec des propositions et des envies de faire, on leur dira d’abord d’aller à tel bureau ou tel association.. mais il faudra sortir de ces cadres là: ils sont ce qui crée le système et sa mollesse !
    Ce que tu sens être faisable et grand pour tous et bien tu es dans le bon sens.
    Je pronais un mouvement de citoyens, une conscientisation, mais cela est du passé: ce sont les actes et ce qui va se passer qui fera changer: soit une sorte de raz le bol avec sécurisation et affrontements (le feu qui couve depuis longtemps…) mais cela va dans le même sens que le système: c’est l’opposition qui lui sert de support à ses attaques contre les individus !
    NON ! agir c’est créer de nouveaux contextes!
    C’est à toi de trouver des façons d’agir, des lieux (il ne s’agit pas de squatter ou de tagger…) non il s’agit de dire que tu es prêt à faire un pour améliorer ton environnment !
    …etc
    LA MoDiiE :
    Mouvance Démocrate internationale individuelle Ethique
    http://groups.to/lamodiie ou lamodiie.blogspot.com

  3. quasar permalien
    mars 5, 2010 1:19

    salut

    Oui à tous les changements bonifiants les rapports humains , oui , pour l’ensemble de cette nouvelle voie qui va s’offrir à nous .

    mais , il en va de la suite des évenements que la grande majorité des citoyens prennent conscience pour ce faire des pièges du système actuel , de l’états de corruption qui règne de partout et aux plus haut niveaux .
    C’est la qu’est la grande difficulté , elle réside dans le fait que trés peu de personnes sont consciente de ce qui ce passe (guerre de colonisation des ressources , finnance occulte , contrôle des masses ,pollution en tout genre , etc …. la liste est si longue) , est comme tout mouvement pour un changement profond , c’est l’unité et le rassemblement qui peuvent changer les choses .

    Et même en gardant au top mon optimisme naturel , je pense sinçèrement , que l’état d’esprit de la majorité des citoyens ne pourra s’en rendre réellement compte que quand nous seront dans l’abîme , il n’y aura qu’a ce moment que tous le monde prendra conscience que nous sommes tous dans un navire coulé ce qui sera tout de même un immense pas en avant .

    C’est dur à dire mais pour révolutionné le système , que ce soit en bien ou d’autre en mal , il sera necessaire que l’on touche le fond de l’abime , pour que tous se rassemblent pour remonter l’humanité dans un avenir radieux , en faisant trés attention qu’elle ne le soit pas dans l’opposé non plus ( peur , contrôle absolu de l’homme par l’homme ).

    Pour ce faire il est vrai qu’il faille créer la bonne embarcation maintennant , et travailler aujourd’hui pour qu’à l’impulsion du moment T ( car c’est inéluctable , l’explosion du système aura lieu ), le maximum de gens decident de monter dans le bon navire et pas dans l’autre .

  4. Alter Egaux permalien
    janvier 11, 2011 7:30

    De partout, les citoyens ont senti cette “transition”, allant naturellement vers un système post capitalisme, de fait.
    C’est transition est avant tout une transition énergétique, permettant de trouver une résilience vis à vis du Peak Oil, et ainsi, relocaliser ses secteurs stratégiques d’activités, vers une économie post capitaliste.

    C’est dans ce cadre que nous avons monter une plateforme d’échange sur la veille énergétique/économique/politique/géopolitique, et ainsi, partager les projets de transition individuelle/familiale/collective, où on aborde les techniques de permacultures, où l’on cherche à définir ce que sera la société de l’après pétrole. Veiller et créer, et résister.

    Bref, être acteurs de notre changement, et ne plus rester inactif.
    http://transition.xooit.fr/index.php

    C’est maintenant, et c’est vous, nous, et eux.

  5. bibbi permalien
    janvier 11, 2011 9:11

    que faire lorsque des troupes de crs tabassent les gens…. je pense qu’il faut entrer en résistance mais sans tomber dans la spirale de la violence, c’est impossible ! alors quel choix ?
    moi, j’ai cinquante piges, j’ai vu l’évolution de ce système de consommation, le chômage, la délinquance toujours plus tôt, les privations de liberté, les lois arbitraires, l’indifférence de nos politiques verreux, l’indifférence des hommes tout ça bien orchestré par les médias, le manque d’esprit critique de nos concitoyens, et le manque d’avenir pour toute une partie de la population, j’étais pacifique, mais je me rends compte que ce sera impossible de le rester…..
    il faut que la jeunesse réagisse ; elle n’a pas à subir la folie d’un système qui ne profite vraiment qu’à quelques uns.

  6. quirin pierre permalien
    janvier 11, 2011 1:23

    bien et merci

  7. cacahouete_ch permalien
    janvier 13, 2011 9:46

    La fin de notre système tel que nous le connaissons a démarré.
    La complexité de notre société exige des investissements colossaux pour maintenir la croissance( qui est un pur délire par ailleurs).
    D’autre part les ressources énergétiques non renouvelables s’essoufflent et notre retard dans la production d’énergie renouvelable est au moins de 20 ans
    Sachant que tout effort consenti pour maintenir le status quo avant l’effondrement programmé, résultera en une croissance de la misère dans les pays développés.
    Il y a quelque chose d’étonnant, pour votre gouverne la planète est en ce moment sur un plateau de production de brut !
    Et depuis quand sommes nous sur le bumpy plateau?
    Et bien depuis 2005( mi 2004 pour être précis).
    De toutes façons sans un peu de pédagogie ou de savoir personnel, qui peut comprendre les conséquences de cette info ? Info qui n’est pas secrète, cependant quel quidam peut dire que nous sommes sur un plateau depuis 2005 ? Combien de citoyens ont pris note de cette réalité ?
    Alors que la production de brut mondiale n’a cessé d’être en croissance depuis 140 ans.
    Pour une belle présentation sur l’effondrement de notre société, je recommande la vidéo de monsieur Joseph Tainter.
    “Collapse of Complex Societies by Dr. Joseph Tainter 2010″

    En 5 vidéos, très clair et très inquiétant.

  8. mihigan permalien
    février 1, 2011 4:15

    Commençons par boycotter les multinationales !! puis tous ces produits manufacturés qui ne sont pas DU TOUT NECESSAIRES! En effet sans argent si généreusement donné à la sueur de notre front, toutes ces entreprises auront moins de force sur le monde et surtout sur nous, nos envies, nos plaisirs à cour terme.

    L’humanité évolue et devient indubitablement une entité “mondiale”. et l’on ne peut s’opposer à cela . certes je m’exprime très mal, mais en tout cas ce texte m’a donner l’effet de vent frais, que je cherchais. et pourtant c’est si simple de se rendre compte d’un système (avec ses éléments opposés), pour ainsi s’en extraire et en échafauder un autre, et ainsi de suite…
    mais j’avoue j’ai été trop aveuglé par mon opposition envers le “nouvel ordre mondial”, d’ailleurs je pensais que ce texte aurait été une apologie a ce NOM basé sur le capitalisme. (capitalisme qui a pénétré il est vrai jusqu’à notre système de pensée). bref ce concept de post-capitalisme me plait beaucoup. intégrer le capitalisme et toutes ces conséquences négatives comme positives dans l’évolution indubitable de l’humanité (car c’est nous les humains qui ont voulus et voulons tout çà, et c’est vrai qu’on arrête de râler en s’empiffrant de mcdo et de blockbusters! qui d’ailleurs prônent insidieusement sans relâche cette individualité, cette liberté absolue d’être soi-même, qui revient en fait à devenir un consommateur à choix standardisés détaché de ceux et ce qui m’entoure réellement) est d’une logique implacable. en fait c’est l’évolution logique de l’humanité . et le futur nous le construisons à chaque seconde, chaque être humain. le futur donneras ce qu’il donneras ce sera ce que l’humanité aura décidé, donc ce que chacun chaque seconde aura choisit comme comportement à adopter suivant ce qu’il veut vraiment (la facilité, la fuite, ou la responsabilité, l’humilité, la rationalité). je pense que l’évolution de l’humanité est indubitablement liée à celle de l’individu.
    bref il y a tellement de choses à dire sur ce texte qui résume bien ou on en est, moi en tout cas je m’éparpille trop et j’en suis confus!

  9. mihigan permalien
    février 1, 2011 4:28

    j’ ai oublié un “t” à “cour terme”

  10. mars 29, 2011 3:16

    Je suis d’accord avec les avis precedents

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